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Littérature malgache – Les écrivains sensibilisent à la lecture

Le Havàtsa-Upem veut redonner goût à la lécture aux Malgaches.

L’ association des poètes et écrivains malgaches ou Havatsa-Upem a procédé à une marche de lecture dans les rues d’Analakely hier, afin de redonner valeur à l’amour des livres.

Pour la deuxième journée de la célébration du 70è anniversaire de l’Havatsa-Upem, les membres de l’association ont fait le tour d’Analakely pour rappeler au public que la littérature malgache vit encore.

Le départ de la marche a commencé vers 10 heures à la mairie, en passant à la gare de Soarano jusqu’au Tahala Rarihasina.

«C’est une action faite pour montrer au public, en particulier aux étudiants, aux enseignants et aux chercheurs, que rien ne peut se substituer aux livres si l’on veut acquérir le savoir. Aussi, nous voulons démontrer que nous sommes toujours dans l’ère de la littérature et nous suivons les chemins tracés par les pionniers» affirme Andrianasolo Hajaina, présidente de l’Havatsa-Upem.

Les problèmes rencontrés

Face à la mondialisation, la Valeur culturelle de la lecture diminue. En plus de la hausse du prix d’édition et d’impression, l’achat des livres physiques n’attire plus les Malgaches.

«La culture de la lecture des livres n’a pas encore atteint les Malgaches. Les gens préfèrent acheter autre chose plutôt qu’acheter un livre alors que le livre dure pour toujours.Nous n’allons pas jeter les erreurs aux lecteurs, mais les écrivains en sont les premiers responsables et nous essayons de faire ce que nous pouvons surtout dans l’organisation Havatsa-Upem. L’un des systèmes qui ne fonctionne toujours pas bien dans notre pays est que le travail de l’écrivain consiste à écrire, mais en raison du coût élevé de la publication des livres, nous, les écrivains, sommes obligés de coudre, de coller nos livres et de les imprimer nous mêmes» ajoute t-elle.

Les Malgaches aiment la lecture mais l’achat des livres n’est pas primordial vu la difficulté financière. SelonVolatiana Ranaivozafy, Miadiatheker Adjointe de l’Institut français de Madagascar, plus de 200 personnes par jour viennent à la Bibliothèque de l’IFM pour la lecture des livres et les tranches d’âges sont variées.

La célébration du 70e anniversaire se clôturera aujourd’hui par un évènement à l’IKM intitulé «Takarivan’ny Poety» qui consiste à raconter l’histoire de la littérature malgache en présence d’artistes connus comme Rija Ramanantoanina, Fanja Andriamanantena, Tafasiry Kolo Kanto et Fangia Kalo Gasy.

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