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Editorial

Bareazina

Une défaite ça va, deux défaites bonjour les dégâts. Les Barea ont montré un meilleur visage hier à Dar Es Salam où ils ont été battus par les Taifas Stars de la Tanzanie. Après avoir été menés très vite au score, ils ont puisé dans leurs tripes pour revenir à la marque avant la pause. Mais les hommes d’Eric Rabe ont montré leurs lacunes et leurs limites dans plusieurs domaines. Outre des mauvais choix de joueurs comme lors du match perdu face au Bénin à Mahamasina, les remplacements étaient également incompréhensibles.

Non, on ne va pas au Mondial avec cette équipe de cosaques. Les Barea cru 2021 n’ont rien à voir avec les Barea millésime 2019, quart de finaliste de la CAN en Égypte. En deux ans, certains joueurs ont pris le temps de vieillir. Et le poids de l’âge s’est fait visiblement sentir en particulier au niveau des défenseurs essoufflés et distancés dans les accélérations. C’est pathétique à voir. Qu’il est loin le Metanire traversant tout le terrain avant d’adresser un centre repris de la tête par Ima Faneva à la CAN 2019. Qu’il est loin le Mombris faisant l’essuie-glace sur le flanc gauche de la défense. Non, il ne faut pas se faire d’illusions. Ils ont atteint le sommet et sont en train de descendre la pente et décliner bientôt.

Déjà à la CAN, les Bareas étaient l’équipe la plus veille avec une moyenne d’âge de 32 ans. Comme les joueurs professionnels jouent près de cent matches par saison, il est normal que certains sont grillés. Tout se complique quand les convenances obligent les joueurs à passer des nuits blanches ou pas tout à fait.

C’est bien beau de vouloir continuer l’aventure le plus longtemps possible comme les Italiens Dino Zoff et Gianluigi Buffon, mais il y un moment où la limite du cerveau dépasse celle des muscles.

La situation n’est pas encore dramatique pour les Barea, bons derniers de leur groupe mais il va falloir procéder à des changements profonds si on veut continuer le rêve. Il faut dire d’emblée que le ticket pour Qatar relève d’un grand miracle. Si on n’arrive à se qualifier pour le second tour on aura déjà touché le ciel, titillé les étoiles. Cela suffira au bonheur des footeux.

Pour le moment, il faut d’abord se rassurer et rassurer l’opinion et les supporters. Au vu du niveau des équipes dans ce groupe, il n’y a pas de foudre de guerre. Les autres équipes ont la jeunesse comme atout, la discipline comme moteur. Des qualités indispensables pour gravir les échelons, pour échapper à la lanterne rouge et éviter la Bareazina.

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  • comme pour la belle époque des makis devenus anonymes, les baréas « retombent sur terre » avant de devenir transparents dans un futur très proche……