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Consommation – Un laboratoire mobile pour contrôler la qualité du lait

Un dispositif de contrôle de la qualité du lait issu de la région Vakinankaratra permet de réduire les tentatives de tromperies dans la commercialisation de la précieuse denrée.

Fini le lait mélangé avec de l’eau ou avec des conservateurs nuisibles à la santé. La principale région productrice de lait du pays, à savoir la région Vakinankaratra s’est dotée de trois unités de laboratoire mobile. Avec près de 35 800 litres de lait produits par jour et à écouler principalement dans la capitale, la plateforme Lait de la région ne peut plus se permettre de jouer sur la compétitivité du produit, toujours très prisé. Encore que la production annuelle de 13 607 000 litres n’arrive pas toujours à compléter la demande tananarivienne et ses périphéries.

« La plateforme Lait regroupe des éleveurs de vaches, des collecteurs de lait, des transformateurs, des transporteurs ou encore des commerçants. Nous nous sommes tous mis d’accord pour mettre en place un dispositif de contrôle de la qualité du lait afin de rassurer nos clients », explique Sahondra Ranivomboahangy, trésorière de la plateforme Lait du Vakinankaratra, présente à la 21è édition de la Foire internationale de l’économie rurale de Madagascar (FierMada). Des visiteurs s’intéressent alors au fonctionnement de ce laboratoire mobile dont le concept de respect de normes de conservation de lait pourrait être dupliqué ailleurs.

« Le dispositif est constitué de lactosan, de refractomètre optique portable, de pH-mètre portatif, de thermo lactodensimètre et de convertisseurs de tension. Le tout est transportable sur une valisette de moto. Trois motos sont postés à Antsirabe I, II et sur la sortie de la RN7 jusqu’à Behenjy », explique un technicien. Les opérations de contrôle sont manipulées gratuitement par des agents du ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche. Des saisies de produits ont déjà eu lieu suite à ces contrôles. Les matériels ont été offerts par le Projet de croissance agricole et de sécurisation foncière (CASEF).

« Une bonne qualité du lait s’obtient surtout par une bonne alimentation des vaches », rappelle-t-on. Les explications d’hier soulignent par ailleurs des points sur la problématique des races existantes à Madagascar. Les souches mâles jouent un rôle important. Les vaches métissées occupent le marché alors que les races pures arrivent à produire 30 litres par jour.

« Fifamanor devrait songer à reprendre en main la mise à disposition de races pures et de bonnes races telles les Pies rouges norvégiennes, les Pies noires norvégiennes ou encore les Holstein ». Les bonnes races coûtent en moyenne 5 millions d’ariary et celles métissées 3 millions d’ariary. Tout repose dans la qualité et le bien-être des vaches qui ont besoin de provendes, de bon foin, de bon fourrage. Le stand de la région Vakinankaratra propose des échantillons de ces divers composants.

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