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Editorial

Une once de bonheur

Une Africaine en finale d’un tournoi de Grand Chelem de tennis. On doit cette performance à la Tunisienne Ons Jabeur qui a éliminé hier son partenaire de barbecue, l’Allemande Tatjana Maria, 34 ans mère de deux enfants, en deux sets. Elle jouera la finale contre la Kazakhe Tatiana Rybakina, tombeu se de la Roumaine Simona Halep. Rybakina sera également la première Kazakhe à disputer une finale de Grand Chelem. Le vainqueur sera donc inédit.

La Tunisienne s’est déclarée très fière de se retrouver en finale pour représenter son pays et tout le continent africain et souhaite qu’elle sera une source d’inspiration pour d’autres joueuses tunisiennes et africaines. A Tunis, sa qualification a été accueillie comme il se doit dans une euphorie totale. C’est dire combien une performance sportive peut rassembler tout un pays.

La meilleure performance africaine dans un tournoi du Grand Chelem a été réalisée par la Sud Africaine Amanda Co et zeren 1997 à l’Us Open. Une époque où Dally Randriantefy la plus grande joueuse de tennis malgache réalisait ses meilleures performances dans le circuit WTA. On avait rêvé qu’elle gagne un tournoi de Chelem dès lors qu’elle avait tenu la dragée haute face à la Suissesse Martina Hingis, future numéro une mondiale, menant au score en finale du tournoi des Petis As à Tarbes en 1993. Devenue professionnelle, Dally s’est frottée avec les plus grandes joueuses du circuit WTA à l’image de la Française Mary Pierce contre laquelle elle ´s’est bien défendue. Chaque exploit de Dally comblait le pays de bonheur et de fierté.

Beaucoup de jeunes joueurs et joueurs ont essayé de suivre les traces de Dally mais jusqu’ici ses performances restent les meilleures références du tennis féminin. Mais Jabeur a montré qu’une joueuse africaine peut très bien dominer le circuit. A preuve son parcours et son rang puisqu’elle est numéro deux WTA derrière la Polonaise Swiatek, éliminée en huitièmes de finale. Une victoire en finale retentira bien évidemment sur tout le continent. Mais il faudra battre la Kazakhe Rybakina, un adversaire coriace dont le jeu n’a aucune faille. Elle est en plus une redoutable serveuse. On attend en tout cas un exploit qui aura la même saveur que la victoire de Jesse Owens sous les yeux de Mussolini aux J.O de Rome en 1934. Eh oui, il a fallu des décennies pour que l’Afrique refasse son retard sur tous les plans.

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