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Transport aérien – Vers une reprise des vols Madagascar – Afrique du Sud

Le ministre Richard Randriamandrato reçu par le président sud-africain Cyril Ramaphosa.

Le ministère des Affaires étrangères annonce la reprise prochaine des liaisons aériennes entre Madagascar et l’Afrique du Sud. Une délivrance pour cette ligne suspendue depuis le début de la pandémie du coronavirus.

 » Repeise imminente”. Voilà l’ex – pression utilisée d an s une communication du ministère des Affaires étrangères. Une communication publiée sur la page Facebook de ce département ministériel, mercredi. Elle rapporte l’issue d’une discussion entre Cyril Ramaphosa, président sud-africain, et Richard Randriamandrato, chef de la diplomatie malgache, au sujet des vols commerciaux entre Madagascar et la nation arc-en-ciel.

Le titre de la publication sur la page Facebook du ministère des Affaires étrangères est sans ambages, “Reprise des vols entre Madagascar et l’Afrique du Sud”. Les points d’achoppement sur ce dossier ont, visiblement, été levés durant la rencontre qui s’est déroulée à Pretoria, le 5 juillet. Alors que Madagascar a décidé de rouvrir ses frontières, l’Aviation civile de Madagascar (ACM), a émis un NOTAM ou “Notice to airmen”, à Airlink. Une compagnie sud-afrincaine qui dessert la Grande île.

Ce NOTAM a été émis le 3 mars jusqu’au 3 juin. Alors que le délai est arrivé à échéance, aucune décision pour lever ou prolonger l’interdiction pour les aéronefs d’Airlink d’atterrir à Madagascar. Jusqu’ici, il n’y a aucune liaison aérienne commerciale entre la Grande île et l’Afrique du Sud. Les raisons de ce NOTAM ne sont pas connues, ni même la cause du blocage du dossier, jusqu’à la rencontre entre le président sud-africain et le ministre Randriamandrato.

Dans un communiqué publié en réaction au NOTAM, en mars, Roger Foster, directeur général d’Airlink, a soutenu, “nous appelons les gouvernements des deux pays à résoudre rapidement tous les problèmes et différends qui pourraient avoir conduit à cette situation afin que les relations puissent être normalisées et que nous puissions rétablir nos services aériens habituels reliant les deux marchés. L’interdiction et l’absence de toute explication par les autorités d’Antananarivo seraient une source de grande frustration pour quiconque souhaitant voyager entre les deux pays (…)”.

La réaction du boss d’Airlink laisse entendre que l’interdiction de desservir Madagascar n’aurait pas grand chose à voir avec les questions relatives aux règles ou normes de l’aviation. Elle aurait, plutôt, une dimension diplomatique. Depuis mars, des indiscrétions chuchotaient que ce NOTAM sert de moyen de pression, pour les autorités malgaches, afin de convaincre leurs homologues sud-africains de restituer et 73 kilos d’or qui y ont été saisis.

Une autre paire de manche

En fin décembre 2020, trois ressortissants malgaches ont été arrêtés à l’aéroport de Johannesburg avec une cargaison de près de 73 kilos d’or. Des métaux précieux que les trois présumés contrebandiers voulaient emmener à Dubaï. Depuis, les trois larrons sont en détention dans les geôles sud-africaines et l’or, saisi, toujours dans les coffres des autorités de ce pays. S’étant constitué comme partie civile dans la procédure judiciaire ouverte dans la nation arc-en-ciel, Madagascar réclame l’extradition des trois présumés trafiquants et le rapatriement de “son or”.

“Le président Ramaphosa a déclaré au cours de l’entretien que la SADC [Communauté de développement des Etats d’Afrique austral] n’est pas complète sans Madagascar”, rapporte la communication du ministère des Affaires étrangères. La Grande île, justement, mise sur le protocole d’extradition et d’entraide judiciaire en matière pénale de la SADC pour amener l’Afrique du Sud à accepter ses revendications sur le dossier des 73 kilos d’or.

Aucune source, pour l’heure, ne confirme ni infirme si la question des 73 kilos d’or a été soulevée entre Cyril Ramaphosa et Richard Randriamandrato. Une source affirme que la rencontre à Prétoria, le 5 juillet, aurait été à l’initiative du président sud-africain. Elle ajoute que le fait qu’il accepte que ce soit le ministre des Affaires étrangères qui porte la voix de Madagascar durant ce rendez-vous “est une victoire diplomatique pour la Grande île”.

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