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Faits divers

Trafic de drogue – Cinq Nigériens et six Malgaches écroués

Les drogues saisies par la police nationale.

Soupçonnés de trafic de drogues dures, cinq Nigériens et six Malgaches sont mis en détention préventive à Antanimora.

Des activités nuisibles à l’ordre public. Un trafic d’héroïne, de cocaïne, de skunk, d’amphétamine et d’extasy impliquant des Nigériens et des Malgaches a été déjoué le week-end, dans la capitale.

Les cinq résidents et les autres suspects ont été traduits au parquet depuis lundi. Leur interrogatoire par le juge d’instruction s’est poursuivi le lendemain où les ressortissants étrangers et six Malgaches ont été placés sous les verrous. Leurs quatre présumés complices ont bénéficié d’une liberté provisoire.

La date du procès n’a pas encore été signalée, mais ce serait pour bientôt, d’après les indiscrétions.

Les prévenus ont opéré en réseau pour écouler leurs drogues dures dans des écoles et discothèques. L’opération a été déclenchée par le ministre de la Sécurité publique Rodellys Randrianarison qui a constaté la recrudescence du trafic. Quatre unités de la police nationale se sont serrées les coudes pour parvenir à démanteler la bande.

« La police n’a pas dormi pendant cinq nuits pour surveiller et piéger les contrebandiers », explique une source judiciaire.

Très violents

La série de coups de filet est partie de l’identification d’un trafiquant notoire. « Puis, ses coauteurs, les Nigériens, le fonctionnaire, des prostituées, des étudiantes, une domestique et des jeunes capricieux et businessmen ont été interpellés », ajoute le même interlocuteur.

« Des bocaux contenant des skunk ont été retrouvés chez le fonctionnaire lors de la perquisition. Or, il a toujours essayé de nier qu’il n’y avait rien chez lui. Il continue de résister au cours de l’interrogatoire. Il accuse sa femme de l’avoir dénoncé à la police. La femme avec son bébé dans ses bras est venue le voir, elle n’arrête pas de pleurer», d’après les explications reçues auprès du ministère de la sécurité publique.

« Les Africains savent parler malgache, mais durant l’interrogatoire, ils font semblant d’ignorer notre langue. Le pire, c’est qu’ils sont tous devenus très violents lors de leur garde-à-vue où ils ne peuvent plus se doper », souligne la police.

« Nous avons reçu différentes interventions de tous les côtés, mais nous n’avons jamais cédé car il s’agit très bien de notre initiative au ministère de lutter contre les stupéfiants dont dépendent les criminels et malfaiteurs pour réussir leur forfait », a-t-on révélé.

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