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Lantosoa Rakotomalala – Des mesures pour atténuer la hausse des prix

Lantosoa  Rakotomalala,  avance  des  solutions  face  à  l’inflation.

En marge du lancement officiel du programme Recamp du Comesa, Lantosoa Rakotomalala, ministre du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat, a abordé des sujets relevant de son département.

Les derniers chiffres sur l’Indice des prix à la consommation font jaser. Selon l’Instat, ceux des produits de première nécessité ont varié de 8% depuis le début de l’année. Alors que les portefeuilles des ménages se vident du jour au lendemain. Pour tenir les deux bouts, arrondir chaque mois, chaque foyer doit faire un exercice d’équilibre des plus compliquée. Pour Lantosoa Rakotomalala, ministre du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat, MICA, il existe des facteurs exogènes et endogènes comme explications à ces hausses des prix lancées sur une courbe ascendante.

« Nous vivons dans une économie dominée par les importations. Nous ne pouvons pas dicter au marché mondial, à l’Indonésie ou à la Malaisie par exemple, les prix qui nous conviennent. Mais nous pouvons, par contre, agir sur d’autres paramètres où l’État peut intervenir. Comme le régime fiscal. Ou l’amélioration du temps de traitement des bateaux transportant des marchandises au port. Car, cette attente au quai, souvent d’une longueur interminable, a un coût pouvant se répercuter sur les prix à la consommation. Il est important de rendre plus performants les services de l’Administration affectés à ce circuit de distribution ». Mais les réformes fiscales sont souvent compliquées et se décident au niveau du ministère de l’Économie et des finances. Et il existe aussi des produits importants, comme le matériel pour l’édition des livres ou des cahiers, frappés par les taxes d’importation.

Effets néfastes

Elle a aussi insisté sur la volonté du pouvoir à donner une nouvelle impulsion pour l’industrialisation du pays. « Produire sur place du sucre, de la farine et de l’huile reste la meilleure des solutions par l’augmentation de l’offre par rapport à la demande. Une unité industrielle d’huilerie sera bientôt fonctionnelle » a-t-elle révélé. Sans compter les petites exploitations dans le cadre du programme « One district, one factory » ou ODOF, soutenues par le MICA. Mais il existe des aléas incontournables auxquels il faudra s’adapter. Comme les effets né f as tes e t nuisibles, à l’échelle planétaire, de la pandémie du coronavirus. Le prix d’un conteneur est passé de 3000 à 12 000 dollars. La tonne de l’huile de 500 à 1200 dollars. S’y ajoute la majoration du CAF, Coûts-assurance-fret. « Nous avons mis en place des dispositions pour aider les importateurs qui subissent aussi les contrecoups de la crise sanitaire » souligne Lantosoa Rakotomalala.

Elle a aussi suggéré la réorganisation du marché local du riz. Infesté qu’il est par des spéculateurs en tous genres. « Des gens s’improvisent collecteurs avec un fonds financier consistant. Sans avoir les compétences requises par les métiers liés au riz. La professionnalisation de cette filière s’impose ». Il est anormal qu’en pleine période de pointe de la moisson, les prix au kilo du riz n’ont amorcé qu’une petite décrue. Le canal de distribution s’allonge par la multiplication du nombre d’intervenants. Ce qui alourdit le prix de revient.

Du riz au « kapoaka », il n’y a qu’un pas que la ministre a franchi avec aisance. Pour elle, « l’idée a été d’uniformiser la contenance de cet instrument de mesure utilisé uniquement à Mada­gascar. Des gens ont ironisé sur ce projet. Alors qu’il s’agit d’une opération vitale pour les consommateurs. À ce propos, le président de la république, Andry Rajoelina, a alloué un budget spécial pour le contrôle effectif des instruments de mesure dans tout Madagascar. Même les balances électroniques et les jauges des stations-services peuvent commettre des erreurs. Au détriment des consommateurs » a-t-elle mentionné.

Enfin, sur la chute des cours de la vanille dont la campagne dans le Sava a débuté le 5 juillet, Lantosoa Rakotomalala a pris à contre-pied ses détracteurs. « Être sous les feux roulants des critique signifie que le ministère travaille. La circulaire y afférent n’a fixé qu’un prix plancher du kilo de la vanille verte. Mais, encore une fois, le mécanisme de l’offre et de la demande a imposé sa loi. Acheteurs et vendeurs affichent leurs ambitions sur un tableau comme au cours des ventes aux enchères » a-t-elle conclu. Ses mises au point, fort à propos, ont eu le mérite de dissiper doutes et incompréhensions.

1 commentaire

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  • toujours le même discours  » y a qu’a » et « faut qu’on » !!!!!!!!!! et toujours la faute des autres !
    ainsi que des « blablas  » de solutions utopiques » !!
    en quoi le controle des poids et mesures ou le temps de déchargement le prix affiché ????
    Et le temps de transports /livraison entre le port et les villes désespérant long vu l’état des RN (sous la responsabilité de l’ETAT)………