Transport aérien - Madagascar Airlines remis en doute


Le ministre des Transports et de la météorologie dit sortir de son silence car il y a un temps pour parler et un autre pour se taire. Rolland Ranjatoelina remet ainsi en doute la crédibilité de la « création » de Madagascar Airlines. Pour lui, ce projet ne colle pas avec le contexte du moment de la compagnie aérienne nationale, en difficulté financière et en redressement judiciaire. La location d’un Embraer 190 pourrait également ne pas être effective de même que la location d’un Boeing 787 qui coûterait 700 000 euros par mois. « Ce n’est pas encore à la portée d’Air Madagascar. Airbus nous propose une location de 250 000 euros. Nous avions discuté avec le président de la République. Tout ce que je peux dire c’est que nous prenons des mesures dans le redressement de la compagnie Air Madagascar » déclare-t-il. « La problématique de solvabilité de la compagnie fait blocage à ces divers contrats de location et aucune compagnie n’est tentée de nous louer son aéronef » explique le ministre. Il entend toutefois trouver des solutions concernant les 80 millions de dettes d’Air Madagascar dont 40 millions de dollars vis-à-vis de l’État et 20 autres vis-à-vis de l’État français. « C’est faisable même si c’est compliqué. Une meilleure stratégie de relance de la compagnie aérienne est en gestation… Nous avons eu des entretiens avec le Fonds monétaire international. Nous négocierons dans des cadres de relation bilatérale » précise-t-il. Rolland Ranjatoelina a par ailleurs abrogé la nomination de Rinah Rakotomanga en tant que vice présidente du Conseil d’administration de la compagnie Air Madagascar et de Mamy Rakotondraibe, président. C’était avant-hier lors de la visite du ministre Ranjatoelina dans les locaux de la compagnie aérienne nationale.
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