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Fiadanana – Un soldat tué par un tir accidentel

Les deux soldats étaient en service au premier bataillon d’infanterie d’Antananarivo

Un jeune soldat de deuxième classe est mort vendredi soir, à Fiadanana, à la suite d’un « tir accidentel » de son propre collègue. Une enquête a été ouverte.

HOMICIDE involontaire. Le drame a été constaté dans le camp du premier Bataillon d’infanterie Antananarivo, ex-premier Régiment des transmissions et des services (1er RTS) de Fiadanana, vendredi soir, à 18h30. Le soldat de deuxième classe Joris Randrialalaina est mort, touché par un tir accidentel de son pair. Ils étaient dans la salle de repos strictement réservée aux militaires qui assurent le service de piquet d’intervention à cette heure-là.

D’après les premiers éléments de l’information arrachés au compte-gouttes, un manque de précautions de la part du « tireur » était à l’origine de cette perte en vie humaine. Il aurait involontairement appuyé sur la détente pendant qu’il maniait son fusil d’assaut kalachnikov. Le projectile a frappé le front de son collègue. Celui-ci est décédé sur le coup. Tardivement avisés, vers 20h, trois gendarmes de la section de recherches criminelles sont venus réaliser le constat en présence du commandant du bataillon. Le corps sans vie a été transféré au centre hospitalier de Soavinandriana. Isolé Le soldat fautif a été désarmé et isolé dans la salle d’arrêt, suivant la décision du supérieur.

Évènements fâcheux

Cela n’empêche pas la police judiciaire de le soumettre à un interrogatoire et le traduire au parquet. Une enquête a, en effet, été ouverte pour apporter la lumière sur cette affaire.

La victime et l’auteur de l’irréparable effectuaient tous deux leur service au sein du bataillon pendant la durée légale (PDL). Une série d’événements fâcheux a secoué l’Armée ces derniers mois. Il y a l’élève-officier décédé d’une insuffisance rénale aiguë dès son entrée à l’Académie militaire d’Antsirabe, puis l’explosion en plein cours au sein du même établissement au mois de mars où un autre élève a été tué. Ensuite, un novice a également péri lors d’un exercice ou parcours d’audace nautique au centre national d’entraîne­ment commando d’Ambato­laona. Les drames se sont enchaînés avec un soldat qui a battu à mort sa compagne à Ambondromamy.

Un cas similaire s’est produit dans le Sud. Par contre, d’autres militaires sont morts héroïquement en combattant des dahalo, dont deux sergents, à Ambohidratrimo et à Anjozorobe.

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