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Transport national – Des transporteurs craignent un nouveau reconfinement

Le nombre de place par banquette dans les voitures taxis-brousse Sprinter revient à quatre. La désinfection est obligatoire au départ et à l’arrivée.

Des taxis-brousse assurant la liaison Toliara-Antananarivo-Toliara attendent les prochaines décisions des autorités avant de se lancer à fond dans leur reprise d’activités.

APPRÉHENSIONS. Peu de véhicu­les ont assuré la reprise du transport na­tional au départ de Toliara vers Antananarivo, Fia­- narantsoa ou Antsirabe, vendredi dernier, jour annoncé officiellement pour la réouverture des routes nationales et de la région Analamanga. Dix-sept véhicules sont partis de Toliara pour Antana­narivo avec deux-cent quatre-vingt-treize passagers ce jour-là. Dix véhicules pour Fianarantsoa avec cent soixante-douze passagers. Ce qui devrait être normalement le double.

« Des véhicules taxis-brousse se sont transformés en voiture fourgon, transporteurs de marchandises durant le confinement et la fermeture de la ligne nationale. Quand l’ouverture de la région Analamanga a été autorisée pour vendredi dernier, la plupart des véhicu­les étaient bloqués à Antana­narivo, et d’autres n’ont pas encore changé leur autorisation pour pouvoir à nouveau transporter des personnes » explique Abdou Bine Morchid, directeur ré­gional des Transports et du tourisme Atsimo Andrefana. Des taxis-brousse de voyageurs ont en effet préféré changer d’activité durant le confinement, en optant pour le transport, plus lucratif, de biens et de marchandises.

Fihavanana

Malgré les investissements qu’il faut dans la con­version des papiers tels qu’ une nouvelle visite technique, une assurance pour le transport de marchandises, une nouvelle patente et la transformation des vitres latérales des véhicules, ils ont préféré se mettre en concurrencer avec les Colis-Express ou les Rapide-Services.

« C’est une activité libérale comme tant d’autres. Pour se convertir au transport de marchandises il faut prévoir au minimum 600 000 ariary pour les papiers, plus une autre somme pour la transformation en fourgon, avec l’enlèvement des sièges et la mise en place de vitres opaques provisoires sur les côtés du véhicule. Mais le contexte sanitaire nous oblige à faire autre chose pour survivre » raconte Tiana Todisoa, chauffeur-transporteur à la coopérative Kofiam. Beaucoup d’entre eux préfèrent ne pas encore modifier leur patente actuelle de transporteur fourgon en transport de voyageurs car ils craignent de nouvelles décisions avant la fête nationale. « Qui sait sil’État va encore prendre une autre décision de reconfinement avant la fête nationale du 26 juin ? Rien n’est sûr, alors mieux vaut rester dans ce transport de colis » ajoute Tiana Todisoa. Il confie qu’il ne gagne pas toujours assez, vu que la fréquence des envois est aléatoire ; mais il entend garder le statu quo jusqu’à ce qu’il juge la situation propice pour un retour vers les taxis-brousse, ou vers une autre activité.

Une nouvelle société de transport de personnes de type VIP survit en tout cas e t annonce sa présence dans le circuit malgré les aléas des confinements. « Fihavanana Services » assure la liaison directe Toliara-Antananarivo-Toliara à bord de véhicules de type grand Starex. Le petit déjeuner et le goûter sont offerts, il y a le wifi à bord, le tout pour un tarif à 150 000 ariary.

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