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Secteur minier – Le syndicat des Professionnels soutient Base Toliara

La  gestion  des  ruées  devrait  être  mieux  appréhendée  si  chaque  travailleur se  formalise.

L’objectif du syndicat professionnel des Mines de Madagascar (Synpromines-Mad) est de formaliser le secteur. Il dit également protéger le cas du projet Ranobe.

Le syndicat des Professionnels des mines de Madagascar (SynprominesMad) réapparait après avoir quelque peu disparu du secteur. Il a commencé à se refaire une place depuis sa collaboration avec la direction générale de l’Impôt (DGI) au mois de mars avec l’objectif de formaliser deux millions d’individus opérant informellement dans le secteur minier. Le Synpromines-Mad annonce dans la foulée soutenir la réouverture du projet d’exploitation d’ilménite de Ranobe.

« Le Synpromines-Mad est un membre de la société civile qui protège les intérêts des petites, moyennes et grandes sociétés minières, des transformateurs, des lapidaires, des acheteurs-revendeurs de produits miniers et surtout celui de la population qui peut tirer profits des activités minières. Le cas de Base Toliara mérite d’être soutenu dans la mesure où c’est une richesse minière à exploiter, qui peut rendre ses communautés environnantes et tout le pays riche. Des employés sont en droit d’être protégés par rapport aux aléas contextuels de leur société. Des opérateurs et des ressources humaines locales disponibles peuvent bénéficier du lourd investissement de 600 millions de dollars apportés par Base Toliara, mais se retrouvent privés des bénéfices qu’ils peuvent en tirer pour soutenir l’économie locale qui est catastrophique» explique Richard Raveloson Fils, président national du SynprominesMad. Concernant les petites mines, l’assainissement du secteur intervient notamment depuis la pandémie qui a affecté des milliers de travailleurs les conduisant à se lancer dans des activités clandestines telles les « ruées » ou les exploitations minières sans permis.

Réseau

Le Synpromines-Mad entend formaliser tout en augmentant ce qui est dû à l’État. Le président du Syndicat est actuellement en tournée dans le Sud. De Toliara, il passera dans les localités de fortes activités minières de Sakaraha et Ilakaka.

Mais la mobilisation est nationale. Les activités de sensibilisation ont été ralenties par la Covid-19, d’après ses explications. « Des coordonnateurs par zone mobilisent les travailleurs informels des mines. Ils effectuent des recensements et donnent des détails sur les avantages d’une carte fiscale. Avec la DGI, la baisse de l’impôt synthétique pour toute ouverture d’activité minière a été convenue, passant de 320 000 ariary à 16 000 ariary. L’impôt devient impôt individu c’est-à-dire que l’impôt n’est plus payé par une association mais par chaque individu travailleur dans une association ou non membre d’une association » poursuit l’interlocuteur.

Ce dernier prévoit de revoir par ailleurs le bon déroulement de la redevabilite fiscale minière des sociétés comme celles tenues par les Sri-lankais à Ilakaka. Des chiffres officiels en effet rapportent que 2 millions d’ariary de redevances seulement rentrent dans les caisses de l’État dans cette plus grande exploitation minière à ciel ouvert du monde. « Les Malgaches propriétaires des richesses contribuables, participent activement au paiement de leurs impôts et pourquoi pas les étrangers ? C’est tout un réseau de profiteurs qu’il faut démanteler dans ce cas de pertes financières pour l’État » estime-t-il.

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