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Faits divers

Meurtre de Danil Radjan – Les avocats des accusés demandent une mise en liberté

Me  Njivasoa  Nathalie  Rambeloson  et  ses  collègues avocats  des  accusés.

Acquittés du meurtre de Danil Radjan, jeudi, Lionel Lelièvre et ses trois collègues resteront en prison, selon le ministre de la Justice. Leurs avocats demandent leur élargissement immédiat.

Toujours sous le feu des projecteurs. Le main tien en détention de Lionel Lelièvre et ses trois coaccusés, annoncé le lendemain de leur procès, a surpris plus d’un.

L’ex-légionnaire français et trois de ses collaborateurs dans sa société de sécurité COPS, incriminés pour l’assassinat de Danil Radjan, ont été acquittés au bénéfice du doute par la cour criminelle ordinaire, jeudi.

« Je pense que la sentence devrait encore être approfondie. Donc, j’ai ordonné le procureur général d’annuler d’abord ce jugement et de l’examiner au niveau de la cour de cassation. Ces ordres veulent dire que les accusés resteront encore en prison jusqu’à ce que l’arrêt de la cour soit rendu », a expliqué le ministre de la Justice Johnny Richard Andriamahefarivo, en fin de semaine dernière.

Absout

Les avocats de Lionel et ses collègues ont répliqué, hier, en avançant et éclaircissant certains points juridiques. « Aucun titre de détention n’est actuellement valide pour justifier le maintien en détention de nos clients acquittés et c’est pourquoi nous demandons leur élargissement immédiat pour qu’il n’y ait pas de détention arbitraire », ont souligné Me Njivasoa Nathalie Rambeloson et ses pairs.

« Si l’accusé est absout ou acquitté, il est immédiatement mis en liberté, s’il n’est retenu pour autre cause, comme le prévoit le code de procédure pénale… La cour de cassation n’est pas un troisième degré de juridiction, elle ne juge pas de la culpabilité ou non d’un accusé. Elle a pour mission de vérifier si la cour criminelle n’a pas violé les règles de droit en rendant sa décision », ont-ils asséné.

De son côté, la partie civile s’en remet entièrement aux autorités françaises, suite à la saisine du parquet de Paris.

Lors du procès de jeudi, les juges composés d’un magistrat professionnel et des représentants du peuple qui sont les assesseurs n’ont pas retenu comme preuve culpabilisant Lionel et les trois Malgaches leurs aveux « extorqués ».

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  • Cette notice rouge avec avis de recherche par INTERPOL de ce Français sonne le glas pour un individu qui ne brille pas toujours pour sa probité . La soustraction à la justice Malgache de cet individu suspect N°1 quoi que l’on dise par son pays d’origine devrait répondre à des règles de coopération judiciaire précises avec un dénominateur non négociable : la réciprocité . Le conseil de Monsieur Lelièvre pour ne pas être traité d’avocaillons à l’affût de l’appât du gain facile aurait du tout de même connaitre une disposition judiciaire simple à savoir c’est une affaire au pénal et non au civil donc le parquet peut procéder à une non-remise en liberté tant que la cour de cassation ne statue .Sur le fond tout converge à pointer du doigt l’implication de cet accusé principal à cette ignoble exécution de ce Karana . Les enregistrements vidéo tout comme les aveux loin d’être réellement extorqués sont là pour nous le rappeler . Rappelons que ce n’est pas un enfant de coeur et son profil d’ancien légionnaire bat en brèche l’hypothèse d’un meurtrier facile à manoeuvrer lors d’une enquête policière .
    Il ne faut pas chercher midi à quatorze heures car tout concorde à conclure à un règlement de compte entre mafieux .