Economie

Recrutement SG FER – Des étrangetés dans le processus de recrutement

Dénonciation. Le processus de recrutement du futur Secrétaire général (SG) du Fonds d’entretien routier (FER) est indiqué ne pas respecter l’éthique régissant le fonctionnement de l’entité. Le fait d’avoir permis à une personnalité particulière, exerçant plusieurs fonctions dans le secteur des Travaux publics, de concourir au poste, est imputé d’anormal. « L’actuel premier responsable par intérim du FER est en lice pour le poste alors qu’il est membre du Conseil d’orientation pour l’entretien routier (COER), organe d’administration, de délibération du FER devant le comité de tutelle, qui est le ministre en charge des Travaux publics et celui en charge des Finances. Le COER a préparé le lancement d’appel à candidature pour le futur SG », dénonce une source. L’intérimaire est également présenté comme exerçant d’autres fonctions allant à l’encontre du statut d’un candidat pouvant concourir au poste. « Jusqu’ici, nous n’avons eu vent d’une quelconque démission ou d’abrogation pour que ce candidat puisse postuler pour devenir Secrétaire général du FER. Il fait bel et bien parti du COER», ajoute encore la source. Le candidat en question reste président de l’Association des ingénieurs fonctionnaires en travaux publics (SIFBTP) et est également représentant du Secteur industriel et commercial. Des titres qui lui permettent en effet de siéger au COER avec huit autres membres.

Le poste est confié à un intérimaire depuis la fin du contrat de l’ancien Secrétaire général du FER en novembre 2018. La période d’élections et le changement de pouvoir n’ont pas permis d’entamer le processus de recrutement que depuis le mois d’avril dernier. Trois noms, après avoir passé par un cabinet de recrutement, le COER et le comité de tutelle, devraient être proposés en conseil des ministres incessamment. « Pour nous, il y a un genre de délit d’initié dans cette réponse à appel à candidature car un ou des candidats membres du COER ne devraient pas être admissibles au poste. C’est une question d’éthique à laquelle nous tenons à faire respecter dans ce monde des Travaux publics, qui est déjà traité de tous les noms en matière de corruption », finit la source.