Politique

Politique d’austérité – L’utilisation du budget économisé attendue

Le grand banquet d’Iavoloha est désormais de l’histoire ancienne.

La décision de supprimer le fameux banquet d’Iavoloha est appréciée de simples citoyens. Ils en attendent l’impact sur le développement social.

En une année, au moins deux cérémonies officielles sont généralement organisées, à l’occasion de la présentation des vœux et de la célébration de la fête de l’Indépendance. Ces événements occasionnent des dépenses faramineuses estimées à des centaines de millions d’ariary. À l’initiative d’Andry Rajoelina, président de la République, le banquet sera supprimé du programme officiel des festivités de la célébration de la fête nationale. L’impact de cette décision devrait être palpable sur la vie de la population. « Le budget économisé devrait être utilisé dans le secteur social, notamment dans la santé publique », explique Hony Radert, secrétaire général du Collectif des citoyens et des organisations citoyennes (CCOC).
Le membre de la société civile qui œuvre dans le contrôle des dépenses publiques, ne manque pas de souligner que le budget alloué à la Couverture de la santé publique (CSU) inscrit dans la Loi des finances rectificative est désormais limité à 300 millions d’ariary, alors que la Loi des finances initiale a prévu 6 milliards d’ariary à ce projet. « Pour que la population puisse bénéficier de la qualité des soins équitables, l’appui budgétaire à la CSU est vivement sollicitée », ajoute Hony Radert.

Dépenses faramineuses
À quoi le budget du banquet sera-t-il employé ?
À l’initiative du président de la République, la réduction des dépenses s’inscrit dans la politique d’austérité.
Une minorité de personnes est conviée chaque année au festin offert à Iavoloha. Ces festivités ont été qualifiées d’insulte à la population qui vit dans une extrême pauvreté, car les familles vulnérables n’ont jamais été invitées au palais d’État d’Iavoloha. Seules les hautes personnalités et leurs familles, environ mille quatre cents à deux mille trois cents personnes, ont eu ce privilège. L’État a dépensé chaque année des centaines de millions d’ariary pour les accueillir. En 2014, deux mille trois cent personnes figuraient dans la liste des invités. Le service traiteur a été confié à l’Hôtel Colbert. Le déjeuner a coûté à l’État au moins 160 millions d’ariary avec un menu au prix unitaire de 70 000 ariary. En 2018, le nombre des invités a certes accusé une baisse, mais les dépenses ont dépassé les 98 millions d’ariary.

 

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