Social

Hôpitaux publics – Les médicaments hors de prix

Faute de moyen financier, la plupart des ménages se plaignent de la hausse du prix des médicaments.
« Nous dépensons deux cent mille ari­ary en un jour, simplement pour des médicaments. Nous constatons aussi que certaines familles sont contraintes de vendre leurs rizières, leur bœuf ou même tout un héritage pour pouvoir sauver un membre de leur famille malade. Certains désertent l’hôpital pour ne pas payer les médicaments même si le malade n’est pas complètement rétabli », témoigne Fidèle qui est entrain de faire la queue devant la pharmacie d’un hôpital public. Ce n’est pas la première fois que ces problèmes surviennent dans les hôpitaux. Les pharmaciens expliquent que le prix des médicaments vendus dans les hôpitaux dépend des fournisseurs.

« Nous avons constaté que depuis un an, le prix des médicaments a augmenté. Et nous appliquons seulement notre prix de vente en fonction du prix fixé par les fournisseurs locaux. L’entreprise “Salama” reste encore notre centrale d’achat. Et je peux vous garantir que le prix de médicaments dans les hôpitaux publics est encore abordable. Les médicaments et intrants pour la réanimation, le matériel utilisé, les consommables médicaux demeurent chers. Les médecins conseillent la plupart du temps des médicaments spécialisés sauf en cas de rupture où ils doivent changer des médicaments adaptés au traitement du malade », affirme Dr Harisoanirina Raoilison, responsable d’approvisionnement de la pharmacie au sein de l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA). L’Ordre national des pharmaciens voulait miser sur l’importation des médicaments génériques qui valent cinq fois moins chers que les médicaments spécialisés, l’année dernière. Aucune démarche concernant ce projet n’a été mise en vigueur pour le moment, et ce, malgré l’application de la couverture santé universelle.
Le recours aux plantes médicinales est inévitable pour environ 90 % de la population. Selon Ranjatiana Randriatsara, doctorante en anthropologie de la santé, l’antagonisme du recours aux soins est un cercle vicieux entre la médecine conventionnelle et la médecine traditionnelle, dans le quotidien des Malgaches. La peur de la mort, la peur de perdre un proche, mais également la peur des dépenses les poussent souvent à opter pour le système de soins traditionnels.

 

1 commentaire

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  • Ce n’est pas normale que L’Hopitaux publics donc à l’ état malgache detiennent des pharmacies et vendre leurs médicaments aux pauvres passiants alors que le salaire minimun des malgache s est de 50euros mensuel . IL faut créer une sécurité sociale univercelle avec une partipation de 1Euros à tous les malgaches majeurs au moins rien à payer pour les hopitaux d’état