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Contentieux électoraux – Le Conseil d’État se remet au boulot

Le Conseil d'État détient les derniers mots sur les communales.

Un mois après le confinement, les activités reprennent progressivement au sein du Conseil d’État. Les juges électoraux procèdent à la proclamation des verdicts sur la cassation déposée aux élections des maires et conseillers. Les yeux des observateurs sont fixés sur les décisions définitives que la juridiction supérieure rendra. Hier, la cassation du jugement n° 112 du 8 janvier 2020 rendu par le Tribunal administratif de Toamasina, introduite par le chef de district de Soanierana Ivongo a été enrôlée au Conseil d’État. Le dossier se focalise ainsi sur le nombre des conseillers dans cette circonscription dont l’intérêt est de revoir la répartition au sein de la commune.

La proclamation des décisions au Conseil d’État n’a pas, pour l’instant, touché les dossiers délicats les plus attendus par les observateurs. Des partis politiques, des candidats ainsi que la société civile suivent de près la suite de la situation au sein des communes encore dépourvues des maires élus. Une série de questions se posent. Un éventuel scénario aura-t-il lieu après le verdict final? Y aura-t-il un renversement des résultats entre les candidats déjà déclarés élus et les échoués? Le parti Tiako i Madagasikara attend entre autres le sort de ses candidats à la commune urbaine de Moramanga et d’Antananarivo. Le parti MMM braque ses yeux à la commune de Faratsiho où un litige est en cours dans cette circonscription. Des candidats de la plateforme pro-régime Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina (IRD) attendent également le nouveau départ dans plusieurs communes dont à Morondava, Ampanihy, à Toliara II et autres. En outre, des politiciens ne lâchent pas prise pour briguer le siège à la municipalité. C’est le cas de la commune urbaine de Toamasina où le candidat au deuxième rang en l’occurrence Roland Ratsiraka, est toujours optimiste pour accéder au pouvoir.

L’intention de la population est plutôt orientée sur la lutte contre la propagation du coronavirus. Plusieurs dossiers délicats sont masqués depuis le confinement. Reste à savoir si le Conseil d’État oserait proclamer ses décisions en cette période de guerre sanitaire.

Audience clairsemée

Cinq personnes ont été présentes dans la salle d’audience et attendent le verdict des juges de la Cour suprême, hier. La salle a été quasiment vide. Par contre, les juges étaient au grand complet durant la proclamation du verdict sur les contentieux électoraux et civils à Anosy. Munis chacun d’un masque, ils observent les instructions durant le confinement. Les décisions proclamées seront affichées au tableau. A cause du confinement, le service minimum tient toujours.