Editorial

Virus en vrac

Rédemption. Porteurs des germes de la corruption, inhumains par la maltraitance des patients moins vernis qui finissent souvent à la morgue, les personnels soignants ont trainé des tristes et mauvaises réputations aux yeux de l’opinion publique nationale. Le Premier ministre Christian Ntsay leur a remonté les bretelles en public. Mais ces « médecins après la mort » ont pu redorer leurs « blousons » par la lutte contre la pandémie de coronavirus. Ils sont en première ligne de la bataille. S’exposent au virus et mettent leur vie en danger. Le président de la république Andry Rajoelina, ainsi que les autres membres du gouvernement ont tenu à les féliciter, à les rendre un hommage appuyé. Ont-ils changé d’attitude ou d’autres motifs expliquent ce changement brusque de leur comportement ? Un autre mal à guérir.

Répit. Ils peuvent laisser un ouf de soulagement. Ceux qui ont des dossiers relatifs à des activités corruptrices, à des malversations financières ou à des détournements de fonds publics, jouissent d’un sursis de fait. Les autorités ont d’autres chats à fouetter au lieu de s’attarder sur leurs éventuels procès. Comme la lutte contre le coronavirus doit impliquer tout le monde, sans distinction d’appartenance politique, il serait indécent de remettre le couteau dans les plaies en ce moment difficile. Des apparatchiks du HVM sont parmi les poursuivis. La situation d’urgence sanitaire impose la « trêve des confineurs ».

Solidarité. Sambava ne compte pas encore un cas suspect ou un contaminé du covid-19. Mais les autorités locales se préparent à faire face à toutes les éventualités, selon la formule consacrée dans toutes les régions encore saines. Dans cette optique, le Bureau du cadastre minier de Madagascar, BCMM, a mis à la disposition de la structure locale de lutte anti-coronavirus, son siège flambant neuf. Avec 21 lits équipés par des opérateurs économiques de Sambava. Ce qui ne peut que rassurer la population sur le qui-vive par l’avancée du mal à travers le pays.

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