Culture

Concert classique de midi – Une 100e édition exceptionnelle

L’étendue et la variété de la musique classique ont été brillamment démontrées lors de ce 100e concert classique. 

Le centième rendez-vous de Madagascar Mozarteum s’est joué à guichet fermé, samedi. Une vingtaine d’artistes talentueux ont brillé à l’IFM Analakely.

Un succès incontestable. Le centième concert classique de midi, qui a eu lieu le samedi 6 avril à l’Institut français de Madagascar ou IFM à Analakely, a cartonné par la forte affluence du public et par la qualité des œuvres présentées par les dix-neuf groupes d’artistes participants.
À 13 heures, aucune place n’était plus disponible dans la salle Albert Camus de l’IFM. Ceux qui n’ont pas pu y accéder ont fait la queue à l’extérieur dans l’espoir de pouvoir apprécier ce centième rendez-vous qui a réuni les férus de la musique classique de la capitale. Certains venaient de Fianarantsoa, d’Antsirabe et même de Toamasina.
À l’intérieur, le concert laisse entendre ses premières notes de musique. Herimanitra Ranaivo interprète avec brio le chant d’amour numéro trois de F. Listz, au piano. L’œuvre romantique n’a pas laissé le public de marbre. Puis, Musikanto groupe apporte la surprise en jouant au piano et avec du violon des œuvres de D. Sostachovich. L’ensemble vocal Diapason prend le relais sur scène pour jouer des extraits de G. F. Handel qui créent une forte émotion avec un duo soprano, un ténor, un alto et un chœur. Imangarivo groupe, pour sa part, impressionne par son registre puisé dans la musique traditionnelle malgache. Et le LMM saxophone quartet qui complète la première partie du concert apporte une autre ambiance avec leurs instruments à vent. Ensuite, la scène accueille successivement Tsihoarana Rajaonson avec sa guitare, Princy Radiomanana au piano, Les quatre ténors, la Troupe Jeannette, et le Chœur Miangaly qui mettent leur talent en avant en choisissant un répertoire riche et varié. La troisième partie est composée de la famille guitariste Narimanana, la pianiste Doria Rakotondrazaka, le groupe Appassionato, le groupe Solika, et celui d’Amboarampeo Faravohitra.
Chaque groupe détient un certain pouvoir d’émouvoir l’âme par leurs instruments et leurs voix. Le pianiste Reinhard Schwarte, le duo Mirana Randria et Agnès Joignerez, les cordistes de Madagascar, et l’ensemble vocal Hiraitra achèvent ce beau concert avec une certaine maîtrise de leurs disciplines respectives. « Nous nous sommes préparés pour offrir le meilleur de nous-mêmes afin de bien marquer notre présence à ce centième concert. Pour cela, nous avons opté pour des œuvres rarement jouées comme celles du Russe D. Sostachovich, histoire de diversifier les répertoires », précisent les deux musiciens de Musikanto. Et tous les autres artistes ont été animés par un enthousiasme sans pareil lors de ce concert bien orchestré côté organisationnel.

Toujours plus jeunes
« Tout s’est bien passé comme prévu. Cette forte affluence du public nous touche. Cela prouve qu’on reconnait le travail des artistes et celui de l’organisation, que la musique classique dans ses diversités a ses adeptes qui ne cessent de croître au fil des concerts depuis ses débuts, il y a neuf ans. Et les jeunes s’y intéressent de plus en plus », constate Antsanirina Rakotoarimino, coordonnateur Madagascar Mozarteum. « J’ai pu assister à certains concerts de midi auparavant. Mais cette fois-ci, ils ont joué fort. L’étendue et la variété de la musique classique ont été brillamment démontrées par des talentueux artistes de différentes générations. J’ai été comblée par ce très beau concert. Un grand merci à l’organisation », éprouve Saholy, une jeune fille en sortant de l’IFM à 18 heures.
La présence de la jeunesse a été remarquable aussi bien côté public que côté scène. La musique savante attire davantage la nouvelle génération.