Accueil » A la une » 8 Mars – Droits des femmes : Des efforts restent à faire
A la une Social

8 Mars – Droits des femmes : Des efforts restent à faire

Christina  kolo ne ménage pas sa peine dans  la lutte pour les droits des femmes.

Des femmes témoignent que les inégalités homme-femme ont diminué. Marie Christina Kolo, une activiste, affirme que le travail est encore long.

Des efforts ont été faits dans la lutte pour les droits des femmes, l’égalité et la justice. Grâce au forum génération égalité, l’an dernier, une nouvelle dynamique a été créée. Des coalitions d’acteurs, la société civile, les Organisations non gouvernementales (ONG), les militants, les partenaires techniques et financiers ont défini un objectif en commun et travaillent ensemble. « Grâce à ces coalitions d’action, on ne se contente plus de se voir le 8 mars, et de faire des célébrations symboliques, de faire des ateliers de formations, de distributions, ainsi de suite. Maintenant, ce qui a changé, c’est qu’à travers cette coalition d’actions, on ne travaille plus chacun de son côté. Pour chaque thématique, on décide de collaborer, de travailler ensemble », indique cette activiste.

Marie Christina Kolo pense, cependant, que le travail est encore long. « On oublie que le 8 mars n’est pas une fête mais une journée pour rappeler les combats des femmes », lance-t-elle. Elle regrette le fait que cette date ne soit pas vraiment l’occasion de mettre en avant les combats et tout le travail qui reste à faire. « 8 mars, c’est l’occasion d’élever la voix et de montrer qu’il faut travailler ensemble! », soutient-elle.

Inégalités profonds

Bien qu’il y ait des avancées, plusieurs femmes ne jouissent pas encore de leurs droits, notamment, celles dans les milieux ruraux. Des femmes ne peuvent pas aller travailler, car leurs maris s’y opposent. Des femmes sont renvoyées de leur lieu de travail car elles sont enceintes. Des jeunes filles/femmes ne peuvent pas poursuivre leurs études car leurs parents n’ont pas les moyens ou car c’est leur culture. Des femmes n’ont pas le droit de participer au développement de leur communauté et ne sont pas autorisées à s’exprimer. Sans citer les impacts des changements climatiques qui rendent les inégalités homme/ femme encore plus profondes. Cette année, par exemple, la célébration du 8 mars devait avoir lieu à Manakara, une des zones les plus impactées par le cyclone. Mais à cause du énième cyclone qui menace l’Est, la célébration à Manakara a été annulée et a été déplacée à Antsirabe. « C’est d’autant plus pertinent de mettre le lien entre les droits des femmes et les changements climatiques en avant », réagit-elle. Cette année, le thème de la célébration de la journée internationale des femmes est l’égalité d’aujourd’hui pour un avenir durable.

Commenter

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter