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Passage du cyclone Batsirai – Le Sud-est a vu l’enfer de près

Ce qui reste du restaurant de Roseline.

Les habitants du Sud-Est ont vécu avec effroi le passage du cyclone Batsirai. Ils parlent d’un phénomène apocalyptique.

Apocalyptique. Dans la nuit du samedi au dimanche, pendant que des rafales de vent de plus de 200 km/h s’abattaient au Sud-est, des habitants de la commune d’Ifanadiana Ranomafana sortaient de chez eux pour trouver un refuge sécurisé. « Plusieurs personnes sont encore sorties de chez elles à 22 heures et même à 2 heures du matin. C’était impossible de rester à la maison, surtout pour ceux qui avaient des maisons en bois. Le vent soufflait très fort. C’était, vraiment, effrayant », indique un médecin à Ifanadiana.

Les personnes qui sortaient ont failli être emportées par le vent. Le lendemain matin, lorsque Batsirai était déjà loin d’Ifanadiana, tout le monde sortait et se félicitait d’avoir survécu à cette catastrophe. « Je n’ai jamais vu un cyclone aussi intense. C’était comme l’apocalypse», ajoute la source. Si aucune perte en vie humaine n’est déplorée à Ifanadiana, les dégâts matériels causés par le cyclone sont importants. Plusieurs maisons ont été détruites ou décoiffées. « Mes deux sœurs ont, toutes les deux, perdu leurs maisons, après le passage du cyclone. C’était vraiment extrême. On ne dormait pas, on n’était tranquille qu’à 3 heures du matin », indique Razafimandimby, habitant d’Ifanadiana.

Impossible de dormir

Beaucoup n’ont pas dormi, pendant la nuit du samedi au dimanche. « Je n’ai pu dormir que dimanche soir. C’était impossible de dormir, pendant le passage du cyclone. Le vent a emporté une partie de notre toit, alors qu’on y a placé des sacs de sable et renforcé avec des clous, avant le passage du cyclone. Heureusement qu’une chambre a été épargnée, on a pu s’y réfugier », lance Onjanahary Moez Tajdin, un vétérinaire qui vit à Mananjary.

Plus de 90% du district de Mananjary a été ravagé par Batsirai. Roseline, habitante de la ville de Mananjary, a perdu en une nuit ce qu’elle a construit en 10 ans. Batsirai a ravagé son restaurant qui se trouve au bord de la plage. « Je dois repartir de zéro et reconstruire, si je veux continuer cette activité. Il ne me reste que les toitures. De fortes houles et d’immenses vagues de sable ont englouti l’établissement », témoigne cette femme, affligée par cette perte.

Comme tous les habitants de Mananjary, le lieu d’atterrissage du cyclone Batsirai, dans la soirée du samedi 5 février, Roseline a fait face à un événement apocalyptique. « La mer a rugi, dès 8 heures 30 du matin. Des vagues ont commencé à attaquer mon jardin. Puis la mer a envahi mon restaurant à 9 heures. Plus le cyclone se rapprochait, plus les houles étaient fortes. A midi, je devais quitter ma maison car j’avais peur que tout s’écroule. Je me suis réfugiée avec des effets personnels chez un ami », ajoute cette femme.

À son retour, le lendemain matin, son jardin a été dévasté, le restaurant a été englouti couvert par près de deux mètres de sable. Le relèvement est difficile pour les dizaines de milliers de sinistrés dans les districts touchés par Batsirai. Ils ont tout perdu.

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