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Compagnie Tsaradia – Le soutien financier de l’État se fait attendre

Les  vols  cargo,  une  alternative  de  sauvetage de  la  compagnie.

Une trésorerie en souffrance pousse la compagnie à s’adapter pour subsister en attendant le financement promis par l’État.

S ’armer de patience. C’est le mieux que puisse faire la compagnie Tsaradia malgré la situation précaire où elle se trouve. Un constat exposé par Andriamamonjy Rafano­mezantsoa, directeur général de Tsaradia à l’occasion de la journée de reboisement effectuée par les employés de la compagnie à Tsiafahy, en fin de semaine.

« Un comité de pilotage est en place afin de suivre les négociations sur le financement promis par l’État dans le plan d’urgence multisectoriel (PMDU) annoncé l’année dernière. En attendant, nous misons sur les moyens du bord pour nous maintenir à flot. L’objectif réside surtout dans la continuité de la desserte aérienne domestique et l’accompagnement dans la stratégie de réorientation de Tsaradia. » rassure le premier responsable de la compagnie.

En effet, le soutien promis par l’État destiné à la trésorerie de Tsaradia se fait attendre. Mentionné en gras dans le PMDU, les autorités ont affiché un investissement de onze millions six cent mille dollars pour maintenir la compagnie Tsaradia à flot, malgré les impacts de la crise sanitaire sur le secteur aérien en général. En attendant, la filiale locale d’Air Madagascar est dans l’obligation d’assurer toutes ses charges de fonctionnement même si les avions sont restés cloués au sol du r an t quelque s moi s. Comme toute autre entreprise légalement constituée, elle doit assurer la location des aéronefs chez les fournisseurs, le loyer du siège social et des agences ou encore d’autres frais de maintenance périodique et obligatoire.

Sauver les meubles

Pour l’instant, et malgré la reprise des activités, Tsaradia est encore en mode survie notamment en négociant des paiements échelonnés chez la plupart de ses fournisseurs. « Une progression de 5% a été constatée si l’on compare le mois de décembre de l’année dernière à celui de l’année précédente. Cependant, cela ne reflète en aucun cas la réalité si l’on se réfère à toute l’année d’exercice en général» déplore Andriamamonjy Rafanome­zantsoa.

Présentement, sur les six aéronefs de sa flotte, Tsaradia ne peut en faire décoller que la moitié. La compagnie estime les pertes à moins 80% par rapport à sa première année d’activité. « Nos pertes de l’année dernière sont estimées entre neuf et dix millions d’euros. Par ailleurs, la compagnie doit encore rembourser près de sept cent mille dollars auprès de certains clients dont les vols ont été annulés à cause du confinement » rajoute le directeur général de Tsaradia.

Lors du confinement, Tsaradia a enregistré plus de six mille annulations. En revanche près de douze clients ont accepté de se soumettre au principe de « l’avoir » après négociation auprès de la compagnie. Une façon de sauver les meubles en ces temps de relance au même titre que le renforcement des fréquences des vols cargo dans la politique de réorientation de la compagnie.

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