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Électricité – L’éradication du délestage prendra du temps

Des installations de la Jirama pour l’approvisionnement en électricité.

L’État se donne cinq ans pour définitivement mettre un terme au délestage. Pour y parvenir, il mise, notamment, sur l’opérationnalisation de la centrale hydroélectrique de Sahofika.

Cinq ans. Voilà le deadline annoncé pour que le délestage soit définitivement éradiqué. Une annonce délai donnée par Andry Rajoelina, président de la République, en réponse à la presse, hier, au palais d’État d’Iavoloha.

«Il faudra pratiquement cinq ans pour en finir définitivement avec le délestage», indique l’homme fort de la République. Suivant ses explications, cette estimation part du temps de construction et d’opérationnalisation de la prochaine centrale hydroélectrique de Sahofika. Le chantier, jusqu’à sa mise en marche est prévu durer environ quatre ans.

Il est prévu que Sahofika produise 190 mégawatts d’électricité, extensible jusqu’à 300 mégawatts. Soit largement plus que les deux fois 29 mégawatts d’Andekaleka, qui est la plus grande centrale hydroélectrique du pays jusqu’à l’heure. Lorsqu’elle sera lancée à plein régime, la centrale de Sahofika approvisionnera, par ailleurs, le Réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA), celui d’Antsirabe, de Toamasina et même de Fianarantsoa.

Au final, la production électrique devra donc être largement suffisante pour couvrir les besoins. Le coup d’envoi du projet Sahofika, à Iavoloha, le 15 novembre dernier, a d’autant plus, été accompagné du lancement du projet de renforcement et d’interconnexion des réseaux de transport d’énergie électrique à Madagascar.

Transition énergétique

La Jirama pourra enfin souffler. De plus, il y a encore le projet Volobe d’une capacité de production estimée à 120 mégawatts qui est encore en stand-by. Le dossier est encore en phase de «renégociation». Outre muscler la production et l’amélioration de l’approvisionnement, les projets prévus être opérationnels d’ici cinq ans réduiront également le coût du kilowattheure.

De 20 centimes d’euros, actuellement, la Jirama achètera à 4,96 centimes d’euros le kilowattheure lorsque Sahofika atteindra sa vitesse de croisière. Le coût au démarrage est affiché à 6 centimes d’euros le kilowattheure. La Jirama n’aura plus à faire de vente à perte donc. L’amélioration du secteur énergétique sera, du reste, un argument de séduction de plus pour attirer les grands investisseurs dans le pays.

En attendant les cinq ans, cependant, l’État compte mettre en œuvre des projets à moyen terme pour atténuer les effets de l’insuffisance de la production en électricité. Ceci, tout en accélérant son ambition de transition énergétique, pour en finir avec les centrales thermiques, budgétivores et polluantes. Aussi, la mise en place de centrales solaires d’une capacité de 10 mégawatts chacune à Antsiranana, Toamasina, Fianarantsoa et Ambalavao, a été indiquée par le président de la République, hier.

Andry Rajoelina a, également, parlé de la mise en place d’un quatrième pôle de production d’électricité à Andekaleka, hier. Un projet qui, à l’entendre,risque d’être retardé par l’incendie du transformateur de 30 mégawatts, la semaine dernière. Le locataire d’Iavoloha a, justement, annoncé qu’il se rendra sur place, lundi, afin de faire par lui-même un état des lieux de ce centrale dont dépend une grande partie de l’approvisionnement en électricité à Antananarivo, notamment.

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