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Andry Rajoelina – « Je n’empêcherai personne de se porter candidat »

Le Président Rajoelina, hier au palais d’Iavoloha.

Open. « C’est une compétition. Ceux qui veulent être candidats peuvent le faire ». Ce sont les mots de Andry Rajoelina, président de la République, hier au palais d’État d’ Iavoloha, concernant la prochaine élection présidentielle.

A deux ans de la prochaine course à la magistrature suprême, toutes les écuries politiques se musclent afin d’être au mieux de leur forme le jour J. Dans les débats politiques, l’opposition torpille la crédibilité de la Haute cour constitutionnelle (HCC), et celle de la Commission électorale nationale indépendante. Leur angle d’attaque concerne l’indépendance de ces deux entités dont la première sera l’arbitre et la seconde l’ organisatrice des élections.

La réponse du chef de l’Etat face aux appréhensions de l’opposition a été sollicitée durant le petit déjeuner de presse d’hier. Mettant en avant le fait que la HCC et la CENI sont des entités prévues la parla Constitution et que la procédure d’élection ou désignation de leurs membres est prévue par la loi, il réplique, «ces structures sont déjà en place, respectons-les». Sur sa lancée, il ajoute, «je n’empêcherai personne de se porter candidat».

Impartialité

Face au fait que ses vis-à-vis politiques ont déjà en tête la compétition de 2023, le locataire d’Iavoloha affirme ne pas y penser. «Je ne pense pas encore à 2023. Je suis focalisé sur le travail pour améliorer le quotidien de la population et pour le développement du pays», assure-t-il. Andry Rajoelina insiste, néanmoins, sur l’importance de l’alternance démocratique afin de maintenir la dynamique de développement du pays.

Dans son discours de fin d’année, le 31 décembre, le président de la République a soutenu qu’il faut au moins quatre alternances démocratiques afin que la Grande île puisse atteindre le niveau de croissance des pays émergent s en Afrique. «Contrairement à ce qu’avancent les médisants, cela ne veut pas dire que je veux faire quatre mandats. Loin s’en faut. La Constitution ne le permet pas d’autant plus. Je parle ici du fait qu’il faut proscrire les changements de pouvoir extra constitutionnel», souligne-t-il.

Les observateurs nationaux et internationaux s’accordent également sur le fait que la stabilité politique est un impératif au développement. L’alternance démocratique en est la clé. Dans cette optique, les entités chargées de l’organisation des élections ont une partition importante à jouer en faisant preuve d’impartialité.

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