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Education – Une diplômée de l’ENS témoigne

Liliane Maryline Razafinjatovo expliquant son cas.

Trois cents sortants de l’École normale supérieure (ENS) sont éliminés de la liste des enseignants à recruter, en 2020. Liliane Maryline Razafinjatovo témoigne.

Cela fait trois mois que Liliane Maryline Razafinjatovo, diplômée de Master en Histoire-Géographie de l’École normale supérieure (ENS) d’Antananarivo, se bat pour avoir son contrat de travail. Son nom aurait figuré dans la liste des six cents enseignants sortant de l’ENS à recruter, publiée au mois de janvier 2020. Jusqu’à ce jour, elle n’a pas reçu son contrat de travail, tout comme les 50% des personnes inscrites sur cette liste. « Seule la moitié des enseignants a reçu leurs contrats et leurs décisions, au mois d’octobre. Un ordre d’annulation de recrutement est sorti le 6 octobre, pour évincer le reste. » raconte cette jeune femme de 25 ans. Elle soupçonne de la corruption. « On nous a, probablement, remplacé. Pour mon cas, par exemple, j’étais la seule à être recrutée dans mon lieu d’affectation, un collège d’enseignement général (CEG) à Antananarivo-ville. Je suis étonnée que quelqu’un d’autre a eu le poste que je devais occuper. », rajoute-t-elle.

Depuis, Liliane Maryline Razafinjatovo et d’autres sortants de l’ENS, victime de cette « injustice », font le tour des médias pour alerter les autorités.

Devenir architecte

Ils n’ont pas obtenu gain de cause, jusqu’à maintenant. Ils envisagent de saisir le Pôle anti-corruption (PAC) pour mettre la lumière sur cette affaire. Des responsables du ministère de l’Education nationale (MEN), interrogés sur ce problème de recrutement, n’ont pas pu fournir des explications.

Liliane Maryline Razafinjatovo a choisi de devenir enseignante, lorsqu’elle a obtenu son diplôme de baccalauréat. « Je voulais devenir architecte, lorsque j’étais enfant, mais il n’y a pas d’école d’architecture à Madagascar. Ce qui m’a le plus motivé à étudier à l’ENS, c’est de devenir un agent de l’État. » témoigne Liliane Maryline Razafinjatovo.

Quatre ans après la fin de  ses études à l’EN S d’Antananarivo, cette enseignante d’Histoire-Géographie n’a pas encore le poste convoité. Elle travaille dans un établissement scolaire privé, en ce moment.

Appartenant à une famille d’enseignants, une mère et une aînée enseignantes, Liliane Maryline Razafinjatovo a comme ambition de développer l’enseignement. « J’ai décidé de devenir enseignante car c’est la base du développement du pays. » lance-t-elle. Pour elle, rehausser le niveau de l’éducation nécessite le recrutement des enseignants sortants d’écoles et d’instituts de formation pédagogique.

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