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Vœux au chef de l’état – Les députés à Iavoloha

La présidente de l’Assemblée nationale explique cette visite par une démarche logique envers un Raiamandreny.

Sauf changement, les députés se rendront à Iavoloha, aujourd’hui, pour présenter leurs vœux au président
de la République. Une rencontre qui attise la curiosité étant donné la conjoncture politique.

Une présenta­tion de vœux. C’est ainsi que Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale, présente la rencontre entre les députés et Andry Rajoelina, président de la République, ce jour. Un rendez-vous qui se tiendra au palais d’État d’Iavoloha, sauf changement.

Une publication du député Fidèle Razapiera, élu à Ambatondrazaka, sur son compte Facebook, hier, a mis la puce à l’oreille du public, quant au tête-à-tête entre le chef de l’État et les membres de la Chambre basse, aujourd’hui. Cet élu d’opposition a indiqué que les députés du groupe parlementaire « Tiako i Madagasikara » (TIM), ne seront pas de la partie, « à Iavoloha ».

Le député Razarapiera affirme dans sa publication, que la rencontre ferait suite « à une convocation du président de la République ». Aussi, arguant l’article 93 de la Constitution, la ligne de l’opposition martèle que le rendez-vous de ce jour, serait anticonstitutionnel. « Le président de la République communique avec le Parlement par un message qui ne donne lieu à aucun débat », prévoit cette disposition constitutionnelle.

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Contactée, la présidente de l’Assemblée nationale réplique, « je conteste formellement le qualificatif d’acte inconstitutionnel ». Sur sa lancée, Christine Razana­mahamasoa ajoute, « il s’agit d’un geste de courtoisie républicaine et d’une courtoisie culturelle qui prévaut dans notre société, étant donné que le chef de l’État est un “Raiaman­dreny” ». À l’entendre, l’initiative de la rencontre de ce jour, serait à l’initiative de la Chambre basse.

« Il n’y a plus de cérémonie de présentation des vœux des corps constitués, mais cela ne veut pas dire qu’on ne peut pas présenter nos vœux au président de la République. (…) Dans notre société, on n’attend pas que le “Raiaman­dreny”, nous invite pour lui rendre visite afin de lui présenter nos vœux du nouvel an », déclare le numéro un de la Chambre basse. Outre la Chambre basse, la Haute cour constitutionnelle (HCC), présentera, également, ses vœux au chef de l’État, ce jour, à Iavoloha.

La perspective de l’évaluation des performances du gouvernement, qui pourrait déboucher sur un éventuel remaniement, voir un changement de la team Ntsay, tient en haleine les observateurs politiques. Dans ce contexte les hypothèses foisonnent sur le réel objet de la rencontre entre les députés et le président Rajoelina, aujourd’hui. Les députés de « la majorité », ont déjà rencontré Andry Rajoelina, au palais d’État d’Iavoloha, peu après leur installation à Tsimbazaza, en juillet.

Le face-à-face de juillet, s’est tenu après la démission de Christian Ntsay, du poste de Premier ministre, au motif de l’entrée en jeu des nouveaux députés. Les élus Orange y ont alors, remis au locataire d’Iavoloha, le nom de celui qu’ils « présentaient », au poste de chef du gouvernement. La reconduction de l’actuel locataire de Mahazoarivo y a été plébiscitée. Certains prédisent un scénario relativement similaire à celui de juillet, pour la rencontre d’aujourd’hui.

« Il sera uniquement question de présentation des vœux pour le nouvel an. Il n’y aura pas d’autre sujet. Celui relatif au gouvernement, notamment, serait inapproprié », réplique Christine Razanamahasoa, en réponse à une question posée durant la conversation téléphonique d’hier. Elle affirme que, pour l’heure, l’institution de Tsimbazaza est impassible sur les discussions au sujet de l’avenir de l’équipe gouverne­mentale.

Contrairement aux événements de juillet, Christian Ntsay et son équipe sont toujours en place. Le mandat de douze mois que le président de la République leur a octroyé pour faire leur preuve n’arrive à échéance que le 24 janvier. Ce qui est certain, néanmoins, est qu’il y aura, au moins, un mini-remaniement étant donné que des postes sont vacants. Dans les coulisses, toutefois, des courants de parlementaires entament déjà les tractations et se positionnent sur le sujet.

2 commentaires

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    • Vraiment vous n’avez rien d’autres à branler que de « supputer » pour des choses futiles ? Et cet imbécile qui mélange avec la gouvernance …Ce qui est sûr c’est que ce député d’Ambatondrazaka se ridiculise encore une fois après ces délires sur la loi contre les violences basées sur le genre ! En vérité c’est un politicard en mal d’audience au Magro…