Un samedi soir à oublier, pour l’ancien président de la République Marc Ravalomanana, qui a effectué une visite dans la cité du soleil. Depuis 17 heures, des troupes de jeunes se sont déjà fait entendre à l’aéroport de Toliara, en chantant et en brandissant des pancartes et banderoles hostiles au président national du Tiako i Madagasikara. L’on a pu y lire « Ravalomanana dehors, on ne veut pas un assassin ». Vers 18 heures, quand son vol a atterri sur le tarmac de l’aéroport, l’ardeur des manifestants a été à son comble, leur « jihe » s’intensifiant et se transformant en véritables cris de haine. À la sortie de l’ancien président de la salle VIP, le ton est monté d’un cran, car il a été conspué par ses contestataires jusqu’à son entrée dans la voiture. Peu de temps après son départ, un autre groupe de personnes a coincé sa voiture aux abords du virage, vers la sortie de l’aéroport. Le véhicule immobilisé, certains ont commencé à taper la carrosserie, d’autres à l’aide de pierres et de gourdins ont tenté de fracasser la vitre de la portière du côté de l’ancien chef d’État. Heureusement, le chauffeur a pu se frayer un chemin de justesse, au milieu d’une foule en furie. Le calme est revenu peu de temps après. Interrogé sur les faits, le co-président du Tim à Toliara, Sazalahy Tsianihy n’y est pas allé avec le dos de la cuillère. Il a dénoncé sans hésitation que les auteurs de ces agissements et agressions ne sont autres que des jeunes et enfants commandités par le HVM, qui savait d’avance l’arrivée de Ravalomanana. « Dès le début de leurs actes, on a déjà pu identifier les chefs de file des manifestants, qui ne sont autres que les membres des jeunes HVM de Toliara, poussés par un parlementaire bien connu de la ville », a-t-il expliqué. Intimidation Hier, les choses se sont encore compliquées. En effet, prévu se tenir samedi après-midi, le meeting de Ravalomanana a été reporté à dimanche matin, dans l’enceinte du siège du Magro à Betela. Mais dès 8 heures, les forces de l’ordre ont déjà quadrillé l’endroit pour empêcher un rassemblement, qui n’a pas eu l’autorisation du préfet, selon leurs explications. Vers 9 heures, les propriétaires de matériel de sonorisation et des plateformes métalliques servant d’estrade ont été priés de les démonter et ont vu leurs biens jetés sans ménagement, sous la huée du public sur place. Vers midi trente, les forces de l’ordre ont été pris de court, car Ravalomanana a fait son entrée au Magro pour tenir son discours. Une partie du public est rentrée pour assister au meeting, mais une grande partie est restée hors de l’enceinte du Magro, craignant une échauffourée entre les partisans et les forces de l’ordre. En effet, une partie de ces dernières a bloqué et empêché les gens de rentrer, tandis qu’un autre groupe encerclait l’assistance durant le meeting. Dans leurs discours respectifs, Naika Eliane et Zafilahy ont dénoncé les blocages et les intimidations perpétrés à l’endroit de leur président depuis son arrivée à Toliara. Quant à Ravalomanana, dans son discours, il a tenté de dédramatiser la situation. « C’est normal que vous soyez ici pour nous intimider aujourd’hui, seulement je ne suis pas ici pour des raisons politiques, mais religieuses. Vous allez retourner tranquillement dans votre caserne la prochaine fois, quand je vais revenir ici pour la campagne présidentielle », a-t-il prévenu. Francis Ramanantsoa
Un samedi soir à oublier, pour l’ancien président de la République Marc Ravalomanana, qui a effectué une visite dans la cité du soleil. Depuis 17 heures, des troupes de jeunes se sont déjà fait entendre à l’aéroport de Toliara, en chantant et en brandissant des pancartes et banderoles hostiles au président national du Tiako i Madagasikara. L’on a pu y lire « Ravalomanana dehors, on ne veut pas un assassin ». Vers 18 heures, quand son vol a atterri sur le tarmac de l’aéroport, l’ardeur des manifestants a été à son comble, leur « jihe » s’intensifiant et se transformant en véritables cris de haine. À la sortie de l’ancien président de la salle VIP, le ton est monté d’un cran, car il a été conspué par ses contestataires jusqu’à son entrée dans la voiture. Peu de temps après son départ, un autre groupe de personnes a coincé sa voiture aux abords du virage, vers la sortie de l’aéroport. Le véhicule immobilisé, certains ont commencé à taper la carrosserie, d’autres à l’aide de pierres et de gourdins ont tenté de fracasser la vitre de la portière du côté de l’ancien chef d’État. Heureusement, le chauffeur a pu se frayer un chemin de justesse, au milieu d’une foule en furie. Le calme est revenu peu de temps après. Interrogé sur les faits, le co-président du Tim à Toliara, Sazalahy Tsianihy n’y est pas allé avec le dos de la cuillère. Il a dénoncé sans hésitation que les auteurs de ces agissements et agressions ne sont autres que des jeunes et enfants commandités par le HVM, qui savait d’avance l’arrivée de Ravalomanana. « Dès le début de leurs actes, on a déjà pu identifier les chefs de file des manifestants, qui ne sont autres que les membres des jeunes HVM de Toliara, poussés par un parlementaire bien connu de la ville », a-t-il expliqué. Intimidation Hier, les choses se sont encore compliquées. En effet, prévu se tenir samedi après-midi, le meeting de Ravalomanana a été reporté à dimanche matin, dans l’enceinte du siège du Magro à Betela. Mais dès 8 heures, les forces de l’ordre ont déjà quadrillé l’endroit pour empêcher un rassemblement, qui n’a pas eu l’autorisation du préfet, selon leurs explications. Vers 9 heures, les propriétaires de matériel de sonorisation et des plateformes métalliques servant d’estrade ont été priés de les démonter et ont vu leurs biens jetés sans ménagement, sous la huée du public sur place. Vers midi trente, les forces de l’ordre ont été pris de court, car Ravalomanana a fait son entrée au Magro pour tenir son discours. Une partie du public est rentrée pour assister au meeting, mais une grande partie est restée hors de l’enceinte du Magro, craignant une échauffourée entre les partisans et les forces de l’ordre. En effet, une partie de ces dernières a bloqué et empêché les gens de rentrer, tandis qu’un autre groupe encerclait l’assistance durant le meeting. Dans leurs discours respectifs, Naika Eliane et Zafilahy ont dénoncé les blocages et les intimidations perpétrés à l’endroit de leur président depuis son arrivée à Toliara. Quant à Ravalomanana, dans son discours, il a tenté de dédramatiser la situation. « C’est normal que vous soyez ici pour nous intimider aujourd’hui, seulement je ne suis pas ici pour des raisons politiques, mais religieuses. Vous allez retourner tranquillement dans votre caserne la prochaine fois, quand je vais revenir ici pour la campagne présidentielle », a-t-il prévenu. Francis Ramanantsoa