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Politique

Christine RAZANAMAHASOA – Trahison au sommet de l’État ?

Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale.

La présidente de l’Assemblee nationale serait à la tête d’une motion de censure contre le gouvernement. Le Premier ministre et la ministre de l’Economie et des finances ont été « convoqués » à Tsimbazaza.

Ça sent le roussi au palais de l’Assemblee nationale à Tsimbazaza. Une motion de censure contre le Premier ministre Christian Ntsay et son gouvernement serait en train de se tramer. Par deux fois, le Premier ministre et la ministre de l’Économie et des finances ont été « convoqués » par les députés pour une réunion à huis clos. Le président de l’Assemblee nationale Christine Razanamahasoa se trouverait aux manettes de cette manœuvre puisque les réunions se sont tenues dans son bureau et c’est le directeur de protocole de l’Assemblée nationale qui a averti les députés.
Les faits sont confirmés par certains députés parmi lesquels se trouvent des élus TIM et MMM mais l’instigateur du mouvement est le parti majoritaire. Ce sont surtout les députés de l’IRD qui ont acculé le Premier ministre et la ministre de l’Economie à qui les parlementaires ont exigé le règlement de certaines indemnités et une rallonge du budget de carburant pour les députés. Un ultimatum aurait été donné aux deux membres de l’Exécutif à l’issue de la réunion d’hier qui s’est terminée tard dans la soirée. La motion de censure serait enclenchée si aucune décision n’est pas prise par l’Exécutif. Environ quatre vingt députés seraient derrière cette initiative de Christine Razana­kolona qui refait le coup des 73 députés dont elle était l’une des chevilles ouvrières du mouvement qui a affaibli le régime Rajaona­rimampianina. Il s’agit d’une trahison pure et simple au sommet de l’État.

Brebis galeuses

Une crise institutionnelle pourrait ainsi se déclencher étant donné que l’Éxecutif et le Législatif ne seraient plus sur la même longueur d’onde. Tout pourrait aller très vite désormais. Soit la motion de censure a lieu et démet le Premier ministre Christian Ntsay et son équipe, soit le Président dissout l’Assemblee nationale pour mettre fin à la crise et se dé­barrasser des brebis galeuses.
Une motion de censure doit être signée par la moitié des députés ( 75) et votée par deux tiers des députés (101) pour être effective. Si l’Assemblee nationale n’est pas dissoute avant. On n’en est pas encore là toujours est-il que les ponts semblent coupés entre Tsimbazaza et Maha­zoarivo ou Ambohitsorohitra.

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