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Secteur extractif – La relance des opportunités pétrolières urgente

Romy  Voos  Andrianarisoa,  soulignant  la  volonté  du  secteur privé  à  développer  le  secteur  minier  et  pétrolier.

Le marché mondial est en forte demande du pétrole pour la reprise des activités post-covid-19. Madagascar rate encore des opportunités.

L a promotion pétrolière est suspendue depuis février 2019. L’octroi de permis miniers est gelé depuis onze ans. Rien ne se dessine à l’horizon pour l’heure sur une éventualité de reprise de la promotion pétrolière. Alors que Mada­gascar peut fournir 1587 milliards de barils de pétrole, dispose de 860 000km2 de sous-sol marin et deux cents blocs pétroliers on shore et quarante offshores. Avant 2019, une quarantaine de compagnies minières ont manifesté leur intérêt à investir dans le secteur pétrolier en entamant des explorations.

Elles attendent que la relance de la promotion pétrolière s’opère de nouveau. « Les bassins sédimentaires de Madagascar, présumés à potentiel d’hydrocarbures, ont été explorés depuis plus d’un siècle. Malgré le fort potentiel et les avantages comparatifs dont le pays dispose, le secteur reste sous exploré » rappelle l’Office des mines nationales et des industries stratégiques (OMNIS). Il a été rappelé durant l’événement organisé par le Women in Mining and Resources Madagascar, les femmes travaillant dans le secteur extractif et les ressources stratégiques, au Mining Business Ivato en fin de semaine dernière, l’urgence de reconsidérer le secteur pétrolier et minier en général.

Enjeux

L’événement avait pour objet de décortiquer le « secteur extractif au développement durable ». Le secteur pétrolier en amont avec ses perspectives pour Madagascar a été revu de long en large parmi les six thèmes des discussions figurant au programme.

« Le pic des demandes pétrolières sera atteint d’ici peu car le monde commence à vivre avec le coronavirus tout en reprenant petit à petit ses activités économiques. Les offres n’arriveront pas forcément à suivre ces demandes croissantes…On assiste peu à peu également à la promotion pétrolière des pays africains… » ont étalé les interlocutrices panélistes du secteur. Puisque Madagascar n’est pas encore prêt, les investisseurs se tournent vers d’autres pays comme la Mozambique ou la Somalie, des pays ayant les mêmes caractéristiques sédimentaires que la grande ile. Il a été souligné que le secteur pétrolier est tributaire des ressources minières pour développer l’Énergie.

Puisque le monde fonctionne encore à 80% avec l’énergie fossile pour son industrialisation. Un type d’énergie qui nécessite entre autres des bâtiments de stockage issus des mines. « L’éveil doit se faire maintenant car les conditions du marché sont favorables. Les acteurs privés s’inscrivent dans la durabilité pour construire un secteur performant et responsable. Les acteurs sont prêts » a souligné Romy Voos Andrianarisoa, du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), commission développement durable et éthique des affaires, présent aux discussions jeudi dernier.

L’événement a été organisé par WIMR-Mada et A3- MADA (Australian Alumni Association- Madagascar), une association regroupant les alumni d’Australie à Madagascar. Des intervenants du Burkina Faso, de l’Angleterre, de France, d’Australie et du Sénégal ont pu entrer en ligne lors des discussions. Une sonnette d’alarme pour remettre Madagascar sur l’échiquier minier et pétrolier mondial.

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