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Toliara – Flambée des prix du poulet

Au marché de Tanambao, les oiseaux de basse-cour ne manquent pas, mais ils coûtent très cher.

L’envolée des prix du poulet ces dernières semaines à Toliara, surprend le consommateur. Il y a encore un mois, ils étaient stables.

À trois semaines des fêtes de fin d’année, les prix des viandes blanches commencent à s’envoler dans la cité du Soleil, laissant planer une profonde inquiétude au sein des ménages. Preuve en est qu’un bon poulet était cédé à moins de 6 000 à 8 000 ariary au Bazaribe et à Sakamà Betania alors qu’à présent, son prix oscille entre 12 000 et 15 000 ariary, voire plus. Quant au poulet gasy vidé, il a carrément pris de l’altitude, car il est proposé à pas moins de 18 500 ariary le kilo, tandis que le poulet de chair est passé de 14 000 à 18 000 ariary le kilo.

Dans la foulée, la dinde, sans crier gare, est passée allégrement à 75 000 ariary, alors qu’elle s’écoulait, il n’y a pas longtemps entre 50 000 et 60 000 ariary. Même l’œuf, qui se vendait à 300 ariary, a grimpé subitement pour atteindre 400, voire 500 ariary. Enfin, et pour clore ce sombre tableau, soulignons que pour échapper à cette hausse vertigineuse et inattendue, les gens se rabattent sur les poissons, et leur absence parfois sur les étals à cause du Tsiok’atimo (vent du Sud), est durement ressentie par la population.

Deux raisons
D’après quelques détaillants, la multiplication des intermédiaires (mpanao kinanga) est à l’origine de l’envolée des prix. D’autres l’expliquent par l’éternelle équation de l’offre et de la demande. Mais d’une manière générale, selon certains bouchers, cette hausse des prix est due en particulier à deux principales raisons.

La première est l’insuffisance des poulets qui arrivent sur le marché durant la saison pluvieuse qui provoque l’état lamentable des routes en cette période. Les éleveurs et les intermédiaires craignent de perdre leurs volailles dans d’éventuelles pannes prolongées sur la RN10, à cause de la canicule. Ils ne peuvent donc pas faire face à une demande sans cesse croissante de viandes blanches à l’occasion des fêtes qui vont se succéder.

La seconde raison est la hausse vertigineuse sur le marché, des prix des aliments de volaille tels le son de maïs et celui de manioc, durant l’été. Ce qui a porté le coup de grâce à ces petits éleveurs. « Nous sommes obligés de vendre à ce prix, car le coût d’achat de ces poulets qu’on prend à Betioky, à Ampanihy et à Edjeda, est devenu extrêmement exorbitant », précise Valisoa, une marchande de volailles au Bazarin’akoho de Tanambao depuis plusieurs années.

Enfin, il est traditionnellement établi que la surenchère bat son plein à l’approche des fêtes, comme ce fut le cas récemment à Toliara. D’autant que la viande de poulet est largement consommée en cette période estivale avec l’afflux des vacanciers et touristes dans la cité du Soleil. Aussi de nombreux ménages qui ont déjà éliminé la viande rouge de leur panier de provisions en raison de sa cherté, n’ont-ils pas caché leur désapprobation et ne comprennent-ils pas les raisons qui ont poussé les bouchers à fixer ces prix prohibitifs. Cette augmentation des prix est un avant-goût de ce que sera durant la fête de fin d’année. La soudaine flambée qui a touché la viande du poulet a mis en émoi les mères de famille aux petites bourses.

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