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Nomination – Nouveau gouverneur à la Banque centrale

Grande figure de la finance. Henri Rabarijohn, président du Conseil d’Admi­nistration de la banque BNI Madagascar vient d’être nommé hier, nouveau gouverneur de la Banque centrale de Mada­gascar. Cette institution qui est, à la fois, la banque des banques et la banque de l’État puisqu’elle conserve les comptes du Trésor public, se voit diriger par un nouvel homme fort. Maîtrisant les arcanes de la finance aussi bien nationale qu’internationale, Henri Rabarijohn fait son entrée à la Banque centrale au moment où la réforme de la politique monétaire bat son plein. Récemment expliquée, cette réforme doit « viser les taux d’intérêt pour ensuite cibler le taux d’inflation d’ici l’horizon 2023 ».

La Banque centrale vient justement de modifier les taux auprès d’elle il s’agit là des taux applicables en cas de dépôt et en cas d’emprunt effectués par les banques primaires. Déjà expert au sein du groupe de la Banque mondiale, Henri Rabarijohn a déjà servi au sein de l’une des institutions de ce groupe, la Société Financière Interna­tionale ou SFI. Alors représentant résident de la SFI au Cameroun, Henri Rabarijohn a priorisé le soutien aux petites et moyennes entreprises dans la plupart de ses déclarations marquant les annales de la Banque mondiale. Financier de renom, Henri Rabarijohn n’est pas seulement connu dans tout le continent africain pour ses expertises au sein de la SFI, car il a été également l’artisan de la conférence des bailleurs à Paris en 2016, ayant permis à Madagascar d’obtenir des financements pour réaliser le PND ou Plan national de développement de l’époque.

Émergence et accélération

La réforme de la politique monétaire jusque-là entreprise, est attendue dans son impact palpable pour l’économie nationale. Une accélération et une précision de la réforme est très requise par le dynamisme actuel du marché et des échanges, tant sur le plan monétaire que bancaire. Avec l’actuel président de la Banque Africaine de Développement ou BAD, Akinwumi Adesina récemment en visite à Madagascar, Henri Rabarijohn a déjà siégé au conseil d’Admi­nistration d’Africa 50. Ce dernier est une plateforme d’investissement dans les infrastructures qui contribue à la crois­sance de l’Afrique en développant et en investissant dans des projets bancables, en catalysant les capitaux du secteur public et en mobilisant des financements du secteur privé, avec des rendements financiers et un impact différencié.

En sa qualité d’ancien membre du conseil d’administration de cette plateforme, Henri Rabarijohn a introduit la délégation d’Africa 50 auprès du chef de l’État Andry Rajoelina à Iavoloha en Juillet dernier. Désigné cette fois-ci à la tête de la Banque centrale pour insuffler la croissance économique du pays, Henri Rabarijohn est, depuis 2018, le commissaire général par intérim de l’Organisme de Coordination et de Suivi des Investissements et de leurs Financements ou OCSIF, mis en place au sein de la Présidence de la République en 2017.

2 commentaires

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  • VISIBLEMENT CE MR A LES COMPETENCES NECESSAIRES A LA CONDUITE DE CET ORGANISME; esperons qu’il s’appuira sur son carnet d’adresse international et sur son aura perssonnelle pour bien conduire la politique monetaire susceptible d’ attirer des investisseurs en leur donnant la securite de leurs investissements en territoire malgache bonne chance a lui car ce pays a besoin de personnes competentes

  • On n’a jamais cessé d’interpeller le président de la république sur le cas préoccupant de cet ancien gouverneur de l’ère HVM donc c’est une très bonne nouvelle . L’assainissement des hautes fonctions de l’état est un schéma classique partout à chaque changement de majorité . Il n’y a pas de chasse aux sorcières loin s’en faut car il y a eu les mesures de « tripotage » des taux d’intérêt par cet ancien gouverneur de la BCM dans un contexte de conjoncture macroéconomique stable avec un taux de croissance plus ou moins soutenu ont laissé les observateurs avertis perplexes . Les dépréciations continuelles de l’ariary alors que les aides budgétaires affluent , les importations n’ont pas connu une augmentation exponentielle et le taux d’inflation maitrisé posent de réelles interrogations légitimes . Le régime devrait continuer dans la même foulée pour la bonne gouvernance . On attend ainsi la suppression de GASY NET un pur produit de l’emprise douanière du régime de Ravalomanana et d’AMETIS un système d’octroi de visas  » pompe à fric  » de l’entourage de Rajaonarimampianina .