L’Etat est pris à son propre piège, en accordant une compensation forfaitaire aux transporteurs, en 2015. A la loupe. C’est ainsi que le ministère du Transport et de la météorologie (MTM), à travers l’Agence du transport terrestre (ATT), va vérifier les dépenses des transporteurs urbains et suburbains, en cette reprise de la compensation (dédommagement de l’écart entre le prix de référence et le prix à la pompe), pour novembre 2016 à avril 2017. Une telle mesure est prise, après constat de plusieurs défaillances, lors de la première compensation. « Seuls 70% des bénéficiaires ont réellement travaillé. Nous n’avons pas en main les matériels qui ont permis de faire des inspections », reconnait une source au sein de l’ATT, ayant requis l’anonymat, hier. Les transporteurs gagnaient alors plus qu’ils ne le devaient. « Nous nous sommes basés sur la dépense journalière générale de tous les transporteurs en commun à Madagascar. Le calcul a donné 30 litres par jour, donc nous avons limité à cette quantité les compensations octroyées. Nous réalisons, maintenant, que cette dépense varie, selon le trajet et c'est ainsi qu'on va les payer », enchaine une autre source proche du sujet. Mamy Rakotoarimalala, président d’une coopérative de la ligne H, reliant Sabotsy Namehana et Andravoahangy, précise d’ailleurs, que la consommation d’un véhicule d’une ligne suburbaine et urbaine est de 20 litres, au maximum. Code barre Ainsi, à part l’utilisation des cartes électroniques pour déterminer la consommation réelle d'un véhicule, un autocollant avec un code barre sera également collé sur le pare-brise de tous les véhicules. Des agents de l’ATT effectueront des descentes inopinées pour contrôler ces bus. « Ce code barre est nécessaire pour justifier que le véhicule était bien sur terrain », explique un responsable au sein de l’ATT. La distribution de ces matériels serait prévue pour cette semaine, ou au plus tard la semaine prochaine. Cette initiative de l’État ne ravit pas les transporteurs. « Nous contestons l’utilisation de cette carte. Le système forfaitaire marchait bien, auparavant, et pourquoi tout d’un coup, veut-on le changer Et si l’Etat met du temps à nous octroyer cette compensation, si cela dépasse ce mois, nous allons augmenter le tarif du ticket des bus », menace Bernardin Andriambinintsolomora, président de l’Union des coopératives des transporteurs urbains (UCTU). Le ministère du Transport et de la météorologie rassure qu'« une somme de 12 milliards d’ariary est déjà prête pour le paiement de la compensation du 1er novembre 2016 à avril 2017, et les arriérés de 2015 ». Miangaly Ralitera
L’Etat est pris à son propre piège, en accordant une compensation forfaitaire aux transporteurs, en 2015. A la loupe. C’est ainsi que le ministère du Transport et de la météorologie (MTM), à travers l’Agence du transport terrestre (ATT), va vérifier les dépenses des transporteurs urbains et suburbains, en cette reprise de la compensation (dédommagement de l’écart entre le prix de référence et le prix à la pompe), pour novembre 2016 à avril 2017. Une telle mesure est prise, après constat de plusieurs défaillances, lors de la première compensation. « Seuls 70% des bénéficiaires ont réellement travaillé. Nous n’avons pas en main les matériels qui ont permis de faire des inspections », reconnait une source au sein de l’ATT, ayant requis l’anonymat, hier. Les transporteurs gagnaient alors plus qu’ils ne le devaient. « Nous nous sommes basés sur la dépense journalière générale de tous les transporteurs en commun à Madagascar. Le calcul a donné 30 litres par jour, donc nous avons limité à cette quantité les compensations octroyées. Nous réalisons, maintenant, que cette dépense varie, selon le trajet et c'est ainsi qu'on va les payer », enchaine une autre source proche du sujet. Mamy Rakotoarimalala, président d’une coopérative de la ligne H, reliant Sabotsy Namehana et Andravoahangy, précise d’ailleurs, que la consommation d’un véhicule d’une ligne suburbaine et urbaine est de 20 litres, au maximum. Code barre Ainsi, à part l’utilisation des cartes électroniques pour déterminer la consommation réelle d'un véhicule, un autocollant avec un code barre sera également collé sur le pare-brise de tous les véhicules. Des agents de l’ATT effectueront des descentes inopinées pour contrôler ces bus. « Ce code barre est nécessaire pour justifier que le véhicule était bien sur terrain », explique un responsable au sein de l’ATT. La distribution de ces matériels serait prévue pour cette semaine, ou au plus tard la semaine prochaine. Cette initiative de l’État ne ravit pas les transporteurs. « Nous contestons l’utilisation de cette carte. Le système forfaitaire marchait bien, auparavant, et pourquoi tout d’un coup, veut-on le changer Et si l’Etat met du temps à nous octroyer cette compensation, si cela dépasse ce mois, nous allons augmenter le tarif du ticket des bus », menace Bernardin Andriambinintsolomora, président de l’Union des coopératives des transporteurs urbains (UCTU). Le ministère du Transport et de la météorologie rassure qu'« une somme de 12 milliards d’ariary est déjà prête pour le paiement de la compensation du 1er novembre 2016 à avril 2017, et les arriérés de 2015 ». Miangaly Ralitera