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Editorial

Mourir ne peut pas attendre

Comment fait-on pour ne pas tomber malade? Où aller en cas d’urgence? On croyait que ce genre de question n’est plus d’actualité avec la fin de l’état d’urgence sanitaire. Que nenni. À en juger la bousculade dans les services des urgences des hôpitaux publics, la situation est presque pareille que lors de la pandémie de coronavirus. À croire qu’il y a une autre épidémie. Il semble d’ailleurs que toutes les maladies sont devenues une épidémie. Le cancer, l’AVC, l’insuffisance rénale, le diabète, les malformations congénitales, le kyste ovarien, l’allergie atteignent un nombre de plus en plus important de personnes sans qu’on y accorde autant d’importance que le coronavirus.

Il n’y a aucune recette miracle pour rester à l’abri des maladies. Avec les épidémies en série il faut vraiment être veinard pour ne pas attraper l’un de ces virus. La santé ne tient qu’à un fil et c’est d’autant plus vrai qu’avec la pollution, la promiscuité, la saleté tous les ingrédients sont réunis pour tomber dans l’escarcelle des épidémies. Certains affirment que l’alimentation malsaine d’aujourd’hui est à l’origine de l’explosion de ces différentes maladies.

Mais le fait est que Madagascar étonne le monde avec cette bataille presque gagnée contre le coronavirus alors que le monde entier est encore en plein dedans. Certains pays sont revenus au confinement avec le retour en force de l’épidémie. Personne n’y croyait quand le président de la République a déclaré que les regards du monde entier vont être focalisés sur Madagascar. Il a même fait l’objet de sarcasme et de railleries. Mais il y a toujours cru affirmant qu’après le pic, la pandémie va s’estomper. C’est ce qui s’est exactement passé. Aujourd’hui, aucun bilan n’est plus publié.

En revanche, les autres maladies sont loin d’être maîtrisées. Et si on peut, il ne faut jamais accepter d’être malade étant donné l’insuffisance de la capacité des hôpitaux et surtout la cherté des médicaments. Il faut dire que les médicaments doivent également être classés parmi les produits de première nécessité voire de nécessité urgente. Pour le moment les pharmaciens et les importateurs ne font preuve d’aucune concession dans les prix. C’est ainsi et pas autrement. Tous les facteurs sont là pour accélérer la mort. Eh oui James Bond est le seul à pouvoir dire Mourir peut attendre. Ici plus qu’ailleurs la mort est loin d’être un invité surprise.

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