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Éducation – Rajoelina fait le pari d’éradiquer l’abandon scolaire

Le président de la République entouré de quelques élèves lors du lancement du programme national de cantine scolaire hier à Iavoloha.

Le coup d’envoi officiel de la mise en œuvre du programme national de cantine scolaire a été donné, hier. Son principal objectif est de lutter contre la déperdition scolaire.

Diviser par deux le risque d’abandon scolaire.Tel est l’un des objectifs à moyen terme du point quatre des treize engagements ou Velirano de Andry Rajoelina, président de la République. Un but qu’il a réaffirmé durant une cérémonie au palais d’État d’Iavoloha, hier.

Le Velirano numéro 4 prône l’accès à une éducation de qualité pour tous. Et l’éducation a été à l’honneur, hier, à Iavoloha. Une cérémonie officialisant l’engagement de l’État malagasy pour la mise en œuvre du programme national de cantines scolaires, s’y est tenue. À entendre les discours successifs de Marine Michelle Sahondrarimalala, ministre de l’Éducation nationale, et du chef de l’État, la démocratisation des cantines sociales est avancée comme une solution pour lutter contre la déperdition scolaire.

Réhausser le taux de scolarisation et la lutte contre l’abandon scolaire sont parmi les principaux défis qui restent à relever en matière d’éducation, concède le président de la République. « Le taux de déperdition scolaire reste encore élevé », regrette-t-il, en ajoutant, que seules les écoles disposant de cantine scolaire ont pu enregistrer une hausse du taux de scolarisation ces deux dernières années.

Plusieurs milliers d’écoliers et même de collégiens ou lycéens sont issus de familles vulnérables. Bon nombre résident dans des localités en difficulté. « Aujourd’hui à Madagascar, trop d’enfants encore, parcourent à pied, deux fois par jour, des kilomètres pour aller et rentrer de l’école, aussi plusieurs enfants arrivent à l’école sans prendre de petit déjeuner et beaucoup souffrent de carence en vitamine et calcium »,reconnaît le chef de l’État.

Beaucoup reste à faire

« L’urgence est flagrante, mais la solution est là. C’est la volonté politique qui prime et nous l’avons », réagit, toutefois, le locataire d’Iavoloha. Le lancement du programme de cantine scolaire est ainsi présenté comme la traduction en acte de cette volonté politique de faire de l’accès à l’éducation une priorité. « L’éducation est une composante centrale de notre stratégie pour atteindre nos objectifs d’émergence », soutient Andry Rajoelina.

Selon les explications d’hier, 18 milliards d’ariary sont investis dans ce programme national de cantine scolaire. Les écoles publiques, notamment les primaires, dans dix-sept régions bénéficieront de cantines. De près de quatre vingt dix-neuf mille, en 2019, le nombre de bénéficiaires passera à près de cinq cent vingt-six mille. Les régions Androy et Anosy seront, particulièrement, choyées par ce programme. Tous les élèves de toutes les écoles publiques de la primaire jusqu’en terminale pourront jouir des cantines.

« Le but de ce programme est d’offrir une éducation et une alimentation de qualité pour les enfants. L’éducation fait partie des bases du socle social du plan émergence de Madagascar et l’alimentation scolaire en fait partie », plaide la ministre Sahondrarimalala. Elle renchérit que l’éducation est la seule voie pour un développement économique intégré au bénéfice de la population et en cohérence avec les attentes de la population.

Andry Rajoelina a, du reste, profité de la cérémonie d’hier, pour défendre sa politique dans le domaine de l’éducation. Il a mis en avant la construction de nouveaux établissements et salles de classe aux normes, même dans les localités les plus reculées. L’édition et la distribution gratuite de manuels scolaires a, également, été mise en exergue.

Le Président a affirmé, hier, que les élèves à partir de l’école élémentaire jusqu’en terminale auront à leur disposition des livres scolaires.

Sur sa lancée, le locataire d’Iavoloha a souligné l’édition du Rakibolana, un dictionnaire bilingue en malgache et en français, pour aider les enfants malgaches à mieux exprimer leurs idées. Dans une interview publiée samedi, la ministre de l’Éducation nationale indique, grâce à l’utilisation des manuels scolaires, (…) nous avons pu obtenir une nette amélioration des compétences minimales requises en matière de lecture, écriture et mathématique.

Toujours dans l’idée d’améliorer la qualité de l’éducation, la publication d’un dictionnaire illustré, trilingue, a été officialisé, vendredi. « Bien que nous fassions bouger les choses, bien que le changement soit visible, de nombreux défis restent encore à relever », concède le chef de l’État. « Nous devons redoubler d’effort sans cesse, tellement les défis et enjeux de l’éducation sont importants(…) nous devons encore travailler mieux et plus vite pour mener les réformes qualitatives de l’enseignement », ajoute-t-il.

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