Faits divers

Attaque armée – La pharmacie d’Ivato braquée

Deux balles et deux étuis de l’escouade de dix brigands ayant attaqué la pharmacie d’Ivato, samedi vers 18h 30, ont été retrouvés par la gendarmerie.

Dix bandits munis de deux armes de poing ont pénétré dans la pharmacie d’Ivato, samedi aux alentours de 18h 30, pour dérober la recette de l’après-midi, dont le montant exact n’est pas connu. À l’intérieur, ils ont tiré deux coups de feu, sans faire de victimes. Leurs étuis de neuf millimètres ont été ramassés par les gendarmes lors du constat. Puis, une cartouche a été découverte à l’extérieur et une autre dans une ruelle où ont fui les malfrats.

À ce moment, des clients se trouvaient encore dans la pharmacie pour acheter des médicaments quand le gang est, tout d’un coup, entré. « Les braqueurs n’étaient pas cagoulés, d’après les témoignages que nous avons recueillis. Seulement, ils portaient chacun un masque sur la bouche. Ils ont prévenu toutes les personnes présentes de ne pas
tenter le moindre geste », décrit un enquêteur de la gendarmerie, au téléphone.

Menaçants

Deux des assaillants sont montés sur le comptoir pour forcer la comptable d’ouvrir le tiroir pour qu’ils se fassent remettre le fond de caisse. Tenues en respect par deux pistolets, les employées de l’officine n’ont pu rien faire. Après avoir mis l’argent dans deux sachets et d’autres boîtes, les pilleurs ont grimpé sur la table pour rejoindre leurs coauteurs qui étaient aussi menaçants envers les clients.

En possession du butin, tous les dix se sont rapidement dirigés vers la sortie pour regagner à pied la déviation menant à une église reformée (FJKM). Ils se sont finalement évanouis dans les labyrinthes du quartier où ils n’ont laissé aucune trace.

De leur côté, des éléments d’intervention, mobilisés par la gendarmerie, ont débarqué à la pharmacie cinq
minutes après l’alerte. Ils ont essayé de suivre les pas du gang, mais sans grand succès dans le noir. C’est là qu’ils ont, quand même, décou­vert les deux munitions.

« Quant aux deux balles tirées, elles ont fait un ricochet sur le mur, touché des boîtes de médicament avant de s’enfoncer dans le plafond », relate le fin limier. Selon lui, il n’y a eu ni de blessé ni de mort.

Projetés dans un climat de terreur, les habitants du quartier et les passants se sont attroupés devant l’établis­sement ciblé, après le départ des malfrats, pour s’assurer que personne n’est vraiment frappé par les projectiles.
Deux caméras de surveillance fixées à l’intérieur n’ont malheureusement pas marché, d’après la gendarmerie.

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