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Isoraka – Un policier abat un civil d’une balle

Le  quartier  d’Isoraka  où  s’est  produit  le  crime.

Un jeune policier stagiaire a mortellement tiré sur son camarade civil, à Isoraka, samedi soir. Il se rend et se trouve retenu à la brigade criminelle pour une enquête.

Une beuverie s’est soldée par une horrible scène, samedi soir, dans une maison à Isoraka. Un policier stagiaire qui y faisait des libations a accidentellement fait feu, tuant sur le coup un de ses camarades civils.

L’agent en question venait de travailler et allait déposer son arme de service au commissariat du quatrième arrondissement, à Isotry, quand il a rencontré ses amis. Pendant qu’ils buvaient ensemble, il a porté sur lui le fusil d’assaut kalachnikov.

Il a pris son arme et appuyé sur la gâchette suite à des escalades verbales. Son camarade a été touché à la tête laissant tout le monde sans voix. Conscient de ses actes et responsabilités, le policier s’est rapidement présenté à son supérieur pour lui faire un rapport de l’incident. Il a été désarmé avant d’être amené à la brigade criminelle (BC) où il sera mis en examen pour homicide.

Corporatisme

Après les constatations, la dépouille du défunt a été transportée à la chambre mortuaire de l’hôpital Joseph RavoahangyAndrianavalona (HJRA) à Ampefiloha.

Sitôt avisé des faits, le ministre de la Sécurité publique (MSP) Fanomezan­tsoa Rodellys Randrianarison a ordonné aux fins limiers d’ouvrir deux enquêtes parallèles, l’une de la BC et l’autre de l’inspection générale de la police nationale (IGPN). « Outre le meurtre, une faute professionnelle a également eu lieu. Selon le ministre, le corporatisme et la complicité au sein de la police nationale sont intolérables au cas où un policier a commis une infraction », communique le service de l’information auprès du MSP.

Ce stagiaire, mis en cause, sera traduit devant le ministère public près du tribunal de première instance d’Antananarivo,après son interrogatoire. Il est donc soumis à des poursuites pénale et administrative. Pour cette seconde procédure, il encourt à un renvoi disciplinaire.

Suite à des informations tenues confidentielles, trois policiers dont un commissaire ont déjà été radiés depuis cette année.Ils ont été poursuivis pour détention de stupéfiant, corruption et complicité dans un crime.

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