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Velirano – Andry Rajoelina met le turbo

Andry Rajoelina coupe le ruban inaugural du stade de Mahitsy.

Le camp présidentiel est en ordre de bataille politique. Les réalisations des engagements de campagne électorale de Andry Rajoelina sont les principales munitions mises en avant.

Aujour­d’hui, il n’est plus question de propagande, mais de travail fait. Ce sont les mots de Andry Rajoelina, président de la République, dans son discours d’inauguration du nouveau stade de Mahitsy, hier.

La cérémonie d’hier, à Mahitsy clôt une semaine durant laquelle le chef de l’État a enchaîné les inaugurations et lancement de projets d’infrastructure figurant dans liste de ses Velirano. Comme à Mahajanga, mercredi, le camp présidentiel a profité de l’occasion pour rendre la politesse à ses détracteurs. Il soutient que contrairement aux critiques, le locataire d’Iavoloha s’applique à concrétiser ses engagements de campagne. «

Je me rappelle de ma campagne électorale sur ce lieu. Devant les jeunes qui ont été présents, j’ai pris l’engagement d’en faire un stade aux normes. Le voici, le nouveau stade de Mahitsy est terminé », a déclaré le président Rajoelina. Il ajoute que ce stade est, également, à l’image de son Velirano selon lequel « plus aucun district ne sera oublié ». Que, la raison de la construction des stade Manara­-penitra dans les différentes localités « est de décentraliser les infrastructures modernes ».

S’agissant toujours des engagements présidentiels, le communiqué de presse de la présidence de la République présente la réalisation du stade de Mahitsy comme « le velirano numéro 13, celui de faire du sport une source de fierté nationale ».

Ordre de bataille

Avec l’accalmie de la situation sanitaire, les tenants du pouvoir semblent basculer en mode combat politique. L’ordre de bataille, qui à s’en tenir aux déclarations de ces derniers jours, consiste à répliquer aux différents tirs à boulets rouges contre le pouvoir et le chef de l’État, en mettant en avant les Velirano concrétisés. Roberto Tinoka, ministre de la Jeu­nesse et des sports, a souligné que trente-trois stades respectant les normes internationales sont en cours de finition. Il ajoute que la construction de trente-et-un au­tres stades Manarapenitara démarrera cette année.

« Il n’est plus question de pose de première pierre. Il ne s’agit plus d’une maquette. C’est du travail en cours, du travail fait », soutient le ministre Tinoka. Ce mode combat politique a été activé durant la tournée présidentielle dans la région de Boeny, notamment, à Maha­janga, mercredi. « Nous ne nous laisserons pas abattre par les critiques. Nous continuons à avancer. Nous avançons dans notre mission de développer le pays », a alors déclaré le président de la République.

À Mahajanga, les discours sonnaient, du reste, comme une riposte aux offensives du camp de l’opposition conduite par Marc Ravalomanana, président national du parti Tiako i Madagasikara. L’ancien président de la République surfe sur la vague de l’inflation pour se présenter comme l’homme de la situation. En enchaînant les descentes dans les marchés, il affirme avoir des solutions. « Ce que nous avons fait en deux ans et demi, certains ne sont pas parvenus à le faire en sept ou dix ans », a asséné Andry Rajoe­lina, à Mahajanga.

À Mahajanga, toujours, Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo, ministre de la Communication et de la culture a été particulièrement acerbe dans sa contre offensive politique. « Ce n’est pas une personne qui a été au pouvoir durant plusieurs années et qui n’a rien fait a part s’accaparer les terres des uns et détruire les entreprises des autres, qui va dire, aujourd’hui, qu’il a des solutions », a-t-elle décoché.

À Mahitsy, hier, Hery Rasoamaromaka, gouverneur de la région Anala­manga, a mis l’accent sur le rôle des élus et des responsables nommés dans la concrétisation des engagements présidentiels. Il soutient alors, que « il est de notre devoir de travailler pour la population, tant que nous sommes encore au pouvoir. À nous de suivre le rythme du Président, de concrétiser ses Velirano. Ceux qui ne parviennent pas à suivre la cadence doivent être mis sur la touche. Ne faisons pas comme certains qui affirment avoir des solutions uniquement lorsqu’ils ne sont plus au pouvoir ».

2 commentaires

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  • La PRIORISATION des actions de développement dans le contexte de la crise sanitaire n’est pas au rendez- vous . Le pouvoir peut très bien être insensible aux critiques et prétend avancer pour la concrétisation de leurs  » velirano  » mais on n’hésitera pas un instant à affirmer qu’ils vont dans le mur . Ce ne sont pas ces nombreuses stades en construction qui créeront de la richesse et qui auront un impact sur la croissance économique déjà en berne en 2021 avec les prévisions de la banque mondiale à 1,2 % . La pauvreté va s’aggraver et la situation de l’insécurité alimentaire dans le sud va en s’empirant . L’ UNICEF et le PAM sont là pour le confirmer . Si les partenaires techniques financiers ont boudé la date du 19 janvier 2021 pour la présentation du PEM avec une quête de financement à hauteur de 9 milliards de dollars c’est qu’ils ont d’autres chats à fouetter avec la relance de leur économie en pleine pandémie et surtout ils ne sont pas certainement convaincus d’un plan qui ne servira pas sur certains points à un levier d’investissement dans le pays sauf pour des ambitions démesurées . Le ministre des finances récemment a encore expliqué les difficultés à trouver des financements à l’heure actuelle . Le chômage de masse est une bombe à retardement .
    Sur le plan politique le régime glisse à mi-mandat tout comme ces prédécesseurs vers la médiocratie et deux récentes nominations interpellent les observateurs . La première concerne un opportuniste qui s’est illustré déjà par sa proximité à un moment avec le régime HVM mais nommé encore conseiller diplomatique . La deuxième c’est la nouvelle directrice de la communication à la présidence dont le parcours s’est fait toujours sous les ailes d’un certain … Marc Ravalomanana . On n’omettra pas aussi de faire la remarque sur le gouverneur d’Analamanga dont le minimum d’honnêteté serait peut être de se retirer après son EVASAN incongrue qui a fait couler beaucoup d’encre et de commentaires acerbes puis il y a certainement sa santé qui ne semblerait plus compatible à sa fonction .
    La ministre de la communication devrait savoir que l’opposition ne gravite pas toujours autour de Marc Ravalomanana . Ce pouvoir a fait miroiter le changement en dégageant du pouvoir ce dernier . Force est de constater maintenant que la déception gagne ses soutiens de première heure à cause de l’exercice bancal du pouvoir pour ne parler que l’absence de réalisme économique avec cette crise sanitaire et de la gestion catastrophique de la pandémie avec la réticence coupable à une campagne de vaccination rapide .