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Vaccin, mais lequel ?

La littérature foisonne depuis la survenue brutale d’un nom barbare, Covid-19. Il n’est pas facile de se retrouver dans la forêt des codes et termes médico-scientifiques : ADN, ARN, BNT162, mRNA-1273. Mais, en attendant que les enseignants retrouvent la reconnaissance sociale qui leur est due, ils est déjà heureux que les médecins (et le personnel de santé) jouissent de la considération générale. De manière plus globale, il faut saluer l’importance reconnue et accordée à la science, quand on sait combien trop souvent l’ignorance s’est offerte en pâture à toutes les prophéties abracadabrantesques.

En décembre 2020, plus de 200 vaccins candidats contre Covid-19 étaient en cours de développement. Six mois après, l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) peut classifier ceux qui ont accompli les trois phases des tests selon que les laboratoires ont utilisé un virus ou d’une bactérie en entier, ou seulement une partie du germe qui déclenche le système immunitaire, sinon uniquement le matériel génétique qui fournit les instructions pour la fabrication de protéines spécifiques.

Apprendre qu’un vaccin est inactivé (Sinovac et Sinopharm), à vecteur viral ou adénovirus recombinant (AstraZeneca-Oxford devenu Vaxzevria et équivalent à Covishield, Johnson & Johnson, Sputnik V), ou ARN acide ribonucléique messager (Pfizer-BioNTech, Moderna), ne fera pas de nous les nouveaux Léonard de Vinci, mais aidera à se faire une idée et orienter son choix.

La science informe donc que la méthode du vaccin inactivé est le procédé bien connu des vaccins contre la grippe et la poliomyélite. Qu’un vaccin vivant atténué utilise le même vieux principe que la varicelle ou les ROR (rougeole-oreillons-rubéole). Qu’un vaccin sous-unités renvoie à des pathologies qui sont censées nous être familières : «la plupart des vaccins figurant sur le calendrier d’administration pendant l’enfance» (coqueluche, tétanos, diphtérie, méningite à méningocoque)…

Plus récente, la technologie du vaccin à vecteur viral (ou vaccin adénovirus recombinant) a été déployée contre une autre pandémie très contemporaine, celle d’Ebola. Encore plus inédite, l’approche génétique du ARN-Messager qui impose à l’OMS de préciser que «avant la pandémie de Covid-19, aucun vaccin de ce type n’avait encore été soumis au processus d’approbation pour une utilisation chez l’homme» (Pfizer-BioNTech, Moderna, CureVac).

Parmi l’accélération inédite de la production de vaccins, c’est justement un vaccin ARN-messager, le «BNT162b2», que l’américain Pfizer et l’allemand BioNTech auront créé en seulement dix mois (annoncé le 18 novembre 2020). Sans doute pour donner l’exemple, les guides politiques ayant remplacé les messies évangéliques, le Président américain Joe Biden a reçu son Pfizer, le 29 décembre 2020, tandis que sa Vice-Présidente Kamala Harris optait pour le Moderna.

Alliance politique ou choix scientifique, toujours est-il que ce sont les deux seuls vaccins homologués à Singapour qui, au 17 avril 2021, comptait 15% de sa population complètement vaccinés. Ce sont également des Pfizer-BNT et des Moderna qu’Israël a commandés (et obtenus) en millions de doses.

Gardienne de la Santé par la Science, l’OMS n’en souligne pas moins, via son comité d’urgence, «le manque de preuve sur la réduction de la transmission suite à la vaccination». Pourtant, il se dégage un «Consensus du Vaccin», seulement affaibli par l’absence de compromis sur la securité des vaccins autorisés, ce que démontre les divergences dans les stratégies vaccinales. À peine sorti de la jungle des acronymes et des numéros de série, le patient lambda ne sait toujours pas avec certitude à quel vaccin se vouer.

1 commentaire

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  • La raison pour laquelle il y a ‘consensus vaccin’, c’est que la fondation Bill Gates est le plus gros donateur de l’OMS.
    On peut lire l’interview de Lionel Astruc ‘ La philantropie de Bill Gates alimente la machine capitaliste’ ou lisez le livre
    ‘art de la fausse générosité -fondation Bill et Melinda Gates édition acte sud. On peut voire auusi comment fonctionne Pfizer,en 2009 Pfizer à payé 2,3 milliard de dollar pour vente frauduleuse de medicament un analgesique BEXTRA,il y a aussi corruption de medecin au etats unis et un scandale, au Nigeria.
    C’est PFIZER qui détient le plus grand part de marché du vaccin du covid 19 dans les pays occidentaux, actuellement Astrazeneca n’arrive pas à honorer son contrat en europe et on fait tout pour qu’il ne soit plus vendable,3 vaccins vont dominer le marché et ce sont tous des sociétés Americains, Pfizer,Moderna,Johnson
    Le PDG de PFIZER sur une télé americaine et relayé par RFI et LCI a dit que l’efficacité de son vaccin diminue aubout de six mois,donc il faut faire un rappel et on verra au bout d’un an,pour le Français qui est PDG de Moderna il a dit que le rappel au bout de 6 mois c’est pour les patients qui ont des comorbidités ;ces vaccins ont utilisés les memes techniques c’est à dire l’ARN messager,technique utilisé pour la première fois ,alors qui croire