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Bifurcation d’Ambohimanga – Ravalomanana brûle un barrage routier

Refus d’obtempérer. Une expression qui résume le récit, par la gendarmerie nationale, d’un fait qui s’est déroulé, samedi, sur la Route nationale numéro 3 (RN3). Un fait qui implique le convoi de Marc Ravalomanana, ancien président de la République.

Selon la gendarmerie nationale, un convoi de trois véhicules, “ avec des plaques d’immatriculation noires, donc appartenant à des particuliers, avec des vitres fumées”, roulaient à vive allure sur la RN3. “Le véhicule de tête était même équipé d’un gyrophare”, souligne la gendarmerie nationale sur sa page de communication, sur Facebook. À leur retour, dans l’après-midi, des gendarmes effectuant une mission de police de la route à Talata Volonondry, ont alors procédé à un contrôle de routine sur le convoi.

Les occupants des véhicules contrôlés, toujours selon les bérets noirs, ont refusé de se soumettre au “contrôle de routine”. Dans une contre-communication, publiée sur la page Facebook de l’ancien Chef d’État, la situation est présentée comme “une tentative d’intimidation”.

Abus

Les deux publications se rejoignent sur le fait qu’un des occupants du véhicule argue que le convoi comprend le véhicule transportant l’ancien président Ravalomanana. La gendarmerie rapporte qu’il se serait présenté comme étant député.

La vidéo publiée montre que le convoi ne s’arrête pas, pour autant, malgré les demandes des gendarmes. Celui qui est, également, le président national du parti d’opposition “Tiako i Madagasikara” (TIM), a fait une tournée politique dans la localité de Mangamila, samedi. D’un ton ferme, la gendarmerie nationale qualifie les faits sur la RN3 de “tentative d’abus d’autorité et de trafic d’influence”.

Les partisans de Marc Ravalomanana avancent que son statut d’ancien président de la République devrait lui épargner ce genre de situation. Ils brandissent ainsi, la loi 2013- 001. Ce texte concerne les privilèges statutaires des anciens présidents de la République et anciens Chefs d’État. Le texte prévoit des avantages pécuniaires et matériels. Il y est indiqué que dans le rang protocolaire des anciens Présidents et anciens Chefs d’État viennent après les Chefs d’institution.

Les anciens Présidents et anciens Chefs d’État ont, aussi, droit à “un détachement de douze éléments de sécurité permanent dont la mission consiste à assurer leur sécurité et leur protection ainsi que celle de leur famille et de leur résidence”. La loi 2013- 001 n’attribue, toutefois, aucune prérogative leurs permettant de passer outre des lois comme le code de la route.

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