Social

Société – La traite de personnes méconnue par la population

Plusieurs projets ressortiront dans le cadre du plan national de lutte contre la traite des personnes.

La plupart de la population malgache ne connaît pas les formes de traite de personnes. L’État s’est déjà engagé mais doit encore déployer plus d’efforts pour y lutter.

Méconnue. Les femmes et les enfants sont la plupart des victimes de la traite de personnes dans le pays, d’après l’information reçue hier, lors de la conférence d’évaluation de la mise en œuvre du plan national de lutte contre la traite des personnes, au Carlton Anosy. À Madagascar, la traite se manifeste souvent chez les gens de maison, les femmes de chambre et chez les enfants. Les parents forcent leur enfant à se marier précocement pour recevoir, en contre partie, une somme d’argent.

La traite de personnes s’explique souvent de manière confortable mais englobe la trahison. Les victimes n’ont pas été forcées ou sont forcées indirectement. Les recruteurs leur promettent souvent une vie meilleure. La traite de personnes est également traduite par un déplacement, hébergement. « Une personne est emmenée par une autre personne qui lui promet une vie meilleure. Par exemple, une personne promet une étude adaptée pour telle ou telle personne. Arrivé à l’endroit indiqué, nulle étude mais la victime subit l’exploitation sexuelle», affirme Oly Ratrimosoa, secrétaire exécutif du Bureau national de lutte contre la traite des personnes. La plupart des victimes n’osent pas dénoncer.

Certaines personnes qui font l’acte de traite ne savent même pas que c’est interdit par la loi. « Notre stratégie se penche sur la sensibilisation. Cela ne concerne pas uniquement les personnes qui pratiquent la traite mais également les victimes. Chacun doit savoir ses droits. Tout le monde doit connaître les lois pour se protéger », enchaîne Oly Ratrimosoa.

Effort du gouvernement
Madagascar s’est déjà engagé dans cette lutte contre la traite de personnes, suite à la ratification de la Convention de la protection des droits des travailleurs migrants et des membres de leurs familles, le 24 septembre 2014, par l’adoption de la loi 2014-004 du 20 janvier 2015, relative à la traite des êtres humains. Les accords bilatéraux de travail avec les pays du Moyen Orient sont en cours de finalisation, selon Gisèle Ramampy, ministre du Travail de l’emploi, de la fonction publique et des lois sociales. Le plan national qui a été élaboré, vise quatre objectifs dont la prévention, la protection, la poursuite et la coopération. « Madagascar s’est engagé de manière déterminée à lutter contre le crime, ces dernières années. Madagascar a, encore, des efforts à fournir pour arriver à atteindre son but. Mais les différentes actions vont dans le bon sens. Il y a des condamnations, et ces condamnations ne sont peut être pas encore suffisantes à la lumière des phénomènes que l’on peut observer. Les partenaires gouvernementaux vont dans le bon sens. Et il faut continuer à poursuivre ces efforts. La traite des personnes est un crime. Les trafiquants s’adaptent également et adoptent leurs moyens. Ce qui stagne nos efforts, ce sont les trafiquants qui viennent au rendez-vous », affirme Daniel Silva y Poveda, chef de Bureau de l’organisation international pour les migrations à Madagascar.

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