Magazine

Peinture – L’aquarelle à sensation forte de Jean-Yves Chen

Jean-Yves Chen expose ses œuvres au Tamboho Boutik.

L’exposition de l’artiste peintre Jean-Yves Chen au Tamboho Boutik, dans la galerie Waterfront à Ambodivona, montre l’immense talent de l’aquarelliste. Il arrive à raconter une belle histoire, à immortaliser des scènes captées sur le vif, à émouvoir l’âme par ses coups de pinceau hyperréalistes.

Du 25 mai au 30 juin, une trentaine d’œuvres de l’artiste peintre Jean-Yves Chen ornent les murs de l’enceinte du Tamboho Boutik dans la galerie Waterfront à Ambodivona. L’artiste attire l’attention par la beauté de la culture de la Grande île, les petits moments qui marquent la vie de tous les jours. Il invite, par la même occasion, à effectuer un tour d’horizon de son domaine artistique, l’aquarelle.
C’est son énième exposition, et ses trente ans d’expérience se font sentir dans chacune des fresques. En voici quelques extraits en images pour illustrer une interview de cet aquarelliste hyperréaliste hors pair.

« Soatanàna II ».
Un nu artistique.
« La pluie ».
« Lambahoany ».
« Baobab I ».
« Belo-sur-Mer ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Présentez-nous cette exposition. Quel en est le thème ?
Je n’ai pas de thème spécifique. Je présente des sujets variés dans les trente-deux œuvres exposées. L’exposition illustre la vie à Madagascar, ma sensibilité. Je les ai réalisées pendant à peu près une année. Depuis 1988, je m’exprime dans mes tableaux par une vue de dos, une vue de ciel, ou une vue plongeante. C’est à peu près ma signature dans l’aquarelle.

Comment vous est-elle venue l’idée de faire de la peinture ?
Quand j’étais gamin, je connaissais déjà Pierrot Men, et Léon Fulgence. Ce sont mes grands frères et on était tous pris par l’art, la peinture. Mais chacun a son propre style. Ils faisaient de la peinture à l’huile, mais Pierrot était plus habile en photographie. J’étais parti à Taiwan pour m’intégrer dans une école de Beaux-arts.

Qu’est ce qui vous inspire avant de réaliser vos tableaux ?
Je me nourris de mes petites balades, de ce que je vois dans la vie de tous les jours.

Combien de temps prenez-vous pour peindre un tableau ?
Ça dépend de ce que je veux faire. En moyenne, je peinds un tableau en une semaine.

Quel est votre secret pour obtenir un tel résultat ?
Dans l’aquarelle, il faut avoir une idée précise dès le début de la réalisation. Il est impossible d’effacer un coup malheureux de pinceau.

La peinture évolue à Madagascar. Quelle est votre impression ?
Il faut maîtriser ce que l’on fait, se donner au maximum. La peinture attire de plus en plus d’adeptes. Mais il est dommage que certains jeunes ne puissent pas bénéficier d’une véritable formation dans les écoles de Beaux-arts pour apprendre les techniques. Et parfois, ça se sent dans leur travail. Beaucoup d’entre eux sont des autodidactes. Mais rien ne remplace une bonne formation.

Aimeriez-vous partager vos acquis ?
Je veux bien mais le temps ne me le permet pas. En plus, je ne vis pas dans la capitale. J’habite à Ampefy.

 

Commenter

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter