Region

Nosy Be – Le festival Donia tient ses promesses

Le carnaval a ouvert la 26è édition du Donia, mercredi dernier.

Le Cofestin a tenu son pari de maintenir la 26e édition du Donia à sa date habituelle. Ce festival, ouvert mercredi dernier, animera Nosy Be, chaque jour, jusqu’à dimanche.

Cette année, l’ouverture officielle du festival Donia, qui a déjà pris une dimension internationale, a coïncidé avec la fin du Ramadan, ou l’Aïd al-Fitr, l’évènement musulman marquant la fin du mois de jeûne. Tout en se tenant pendant la semaine de la Pentecôte.

Et la fête a été au rendez-vous, mercredi dernier, malgré le début timide du carnaval d’ouverture. Le plus grand festival de la Grande île, aussi bien sur le plan organisationnel qu’artistique, semble perdre un peu de sa vigueur. Mais il reste fidèle à son idéal d’hymne à la vie et à la joie de vivre, même si des changements d’organisation et des difficultés se sont fait sentir. D’après le Cofestin, austérité oblige car tout a changé tant au niveau interne qu’au niveau externe. Néanmoins, Donia a apparemment fait asseoir sa notoriété au fil des éditions.

« Le Donia a traversé des crises, des difficultés sans jamais faiblir, malgré les attaques, les mises en cause injustes, les jalousies. Pour la vingt-sixième fois, et sans interruption, il va encore se dérouler à Nosy Be », a indiqué Daniel Boisson, président du Cofestin.
Le carnaval d’ouverture a inauguré les cinq jours de festivités. Cette année, le Cofestin a confié aux associations locales de jeunes l’organisation de ce fameux carnaval. Certes, aucun d’entre eux n’a de connaissances ni d’expérience particulière sur l’organisation d’un grand carnaval, mais le Cofestin a fixé son objectif de former la relève. Le nombre des participants a été nettement réduit par rapport aux éditions précédentes. Une situation qui a arrangé les automobilistes, ennuyés par la longue durée du défilé.

Solidaires
«Ce n’est plus comme avant, même l’équipe a changé. On était vingt-quatre membres au début, et maintenant nous ne sommes plus que huit. Donia a pu vivre grâce à tous ceux qui l’ont soutenu financièrement. Sans ses sponsors, ce festival ne serait pas ce formidable évènement populaire de renommée internationale. Le retrait de certains partenaires aura un impact majeur sur l’organisation. Mais une chose est sûre, Donia sera l’image de tous les festivals à partir de l’année prochaine car il a déjà ses produits », a affirmé Vince Sanna, président fondateur de ce festival.

En fait, la population s’est mobilisée tout le long de la rue principale de Nosy Be et dans la cour de Hell-Ville afin d’admirer une fête très vivante et très colorée, avec des carnavaliers superbement déguisés. Les festivaliers ont aussi eu droit à la danse chorégraphique de chaque groupe.
Ensuite, la cérémonie d’ouverture officielle de la 26e édition du Donia s’est déroulée au stade d’Ambodivoanio où des discours ont été prononcés. Tous les intervenants ont mis en exergue l’importance de la tenue du festival.

« Nous devons être jaloux de Nosy Be et du Donia car ils nous appartiennent. Si nous ne sommes pas solidaires, des gens de l’extérieur se les approprieront », a lancé Malaza Ramanamahafahay, chef de région par intérim.

Le premier jour du festival s’est terminé par le bal d’ouverture. Cette fois-ci, il s’est tenu à la discothèque Manava, animé par Marcelo Kabiry. Pour le premier
spectacle nocturne du jeudi, Ambondrona et le jeune talent Dalvis se seront succédés sur la scène d’Ambodivoanio. Les artistes locaux, dont Feon’Ylang, Daroba l’étoile montante de cette année 2019, ont été aussi de la partie.

 

Commenter

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter