Faits divers

Mahabo – Un candidat et son fils condamnés

Patou aurait utilisé une arme de guerre lors d’une exaction. En voici six de ses douilles.

Le candidat aux législatives Ludovic Raveloson, à Mahabo, et son fils ont été reconnus coupables au terme de leur procès du lundi soir.

Deux verdicts, lundi soir à Morondava, pour Ludovic Adrien Raveloson (Leva), candidat aux élections législatives dans le district de Mahabo et son fils Patou. Ce dernier, au discours décousu, a été condamné à trois ans de prison ferme, une peine assortie d’une amende de trois millions d’ariary.
Traduit à la barre, il a répondu à des actes de banditisme dépouil­lant des collecteurs de maïs à Mahabo, courant 2018. Il a été cloué au pilori par la plainte récemment réactualisée par une dame victime de ses exactions faisant usage d’arme de guerre, appartenant à un gendarme. Son père a, pour sa part, été reconnu coupable de destruction de la forêt de l’aire protégée Menabe Antimena et écope, ainsi, de cinq ans de prison ferme, selon la décision de la Justice.

Les faits dont ils sont accusés ont été commis quand Leva était encore député de Mahabo, jouissant de l’immunité parlementaire.
D’autres inculpations les épinglant, telles que les dessous de la fermeture de l’usine sucrière Sucoma d’Analaiva, la saisie des pivots valant des milliards d’ariary de cette usine à Ambatolahy, le double assassinat du 21 septembre 2016 et la mort des deux gendarmes sur la RN 35 sont en cours de jugement.

Doléances
Tous les deux ont été reconduits en prison au terme de l’audience qui aurait crispé les juges. En fait, la salle a été bondée d’environ deux cents personnes dont une partie a soutenu les prévenus comme au spectacle, comme l’a expliqué notre consœur d’une radio locale.

Ce candidat emprisonné qui s’était présenté en tant qu’indépendant pourrait remporter l’élection vu la tendance signalée par la commission électorale. « Tout de même, certains d’entre ses rivaux l’accuseraient dans leurs doléances adressées à l’instance compétente de fraude, lui permettant d’être remis sur le trône », indique une source bien informée, requérant l’anonymat.

L’épopée judiciaire de Leva risque, alors, de saper tous ses engagements depuis le début du processus électoral. « Déjà, cinq ans de prison ferme équivalent à un
mandat du député », avance le même interlocuteur.

Pour rappel, Leva et son fils ont été arrêtés et détenus sous mandat de dépôt depuis le 24 avril. Leur demande de liberté provisoire a, à chaque fois, été refusée par le Parquet auprès du tribunal de première instance de Moron­dava, saisi de l’affaire.

 

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