Economie

Filière lait – Du fourrage «Made in China»

Ensilage en balle de fourrage à la Foire du lait.

L’alimentation des vaches est toujours problématique à Mada­gascar. D’où la faiblesse de la production de lait dans le pays.

Nous ne produisons pas suffisamment de lait, lance la directrice exécutive de Malagasy Dairy Board (MDB) Mira Rakoton­drandria en marge de la première journée de la Foire du lait deuxième édition qui se déroule actuellement au Palais des Sports, Maha­masina. «Les derniers chif­fres de la FAO indiquent que Madagascar affiche une production annuelle de cinq cent millions de litres de lait. Notre objectif est de multiplier cette marque par cinq», déclare-t-elle en expliquant que l’alimentation des vaches constitue le principal problème jusqu à ce jour. « Les éleveurs n’ont pas encore l’habitude de planter du fourrage. Ils n’ont pas non plus forcément le terrain nécessaire pour y procéder. C’est pour cela que nous lançons un appel à investissement allant dans ce sens. L’idée est de faire en sorte qu’il y ait des acteurs qui se spécialisent dans la production de fourrage », avance Mira Rakotondrandria. C’est ainsi que le MDB a organisé depuis l’année dernière une journée nationale du fourrage afin de promouvoir la culture de plante fourragère pour vaches laitières.

Juncao
D’après la directrice exécutive, cela a déjà porté ses fruits avec un début de prise en compte de cet aspect alimentation chez les éleveurs. Elle souligne notamment l’arrivée de la société chinoise MTIJC qui s’occupe de la vulgarisation de l’herbe éléphant appelé juncao. Il s’agit d’un projet issu de la coopération sino-malgache en coopération avec le Centre de recherche et de développement rural en agriculture et en élevage (FIFAMANOR) à Andranomanelatra, Antsirabe. L’entreprise cultive actuellement l’herbe éléphant sur le terrain du centre et s’occupe de son ensilage en balle valant 28 000 ariary l’unité. D’après l’assistant technique du FIFAMANOR Tokiniana Razafiharijaona, ce mode de conditionnement permet la conservation du fourrage jusqu’à six mois.
« Les éleveurs peuvent ainsi le stocker et l’utiliser en appoint au fourrage habituel ou même en substitution selon leurs moyens », explique-t-il, ajoutant que le projet vise la vulgarisation des semences de juncao à Madagascar.

La société MTIJC participe également à la Foire du lait qui a ouvert ses portes hier jusqu’au 8 juin. Elle rejoint ainsi les autres acteurs directs de la filière lait avec les coopératives, les éleveurs, les sociétés de transformation, les importateurs de matériel et les acteurs institutionnels entre autres. Une certaine effervescence anime actuellement la filière dans la mesure où la progression en terme de marché est encore énorme. La consommation de lait par habitant est encore en deçà de la moyenne mondiale avec douze kilo par an contre environ vingt kilo. Cette marque a toutefois progressé depuis 2004 où la consommation n’était que de cinq kilo par an.

 

1 commentaire

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  • Madagascar ne tolère pas à 50%, l’alimentation qui contient le blé qui est la source du gluten pur.
    Le lactose aussi est mal toléré par les personne au gros ventre la preuve.
    Bien sélectionner le fourrage sans composte du plant de blé, ou produit sur un ancien champ de blé est très important.
    Evidemment le prix de cette qualité devenue rare peut être double comme le lait qui sera produit aura le triple prix que le lait classique.
    Le manioc, le maïs, les bananiers, les plants d’haricots, l’herbe verte etc. sont des fourrages de haute qualité sans gluten.