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Catastrophe naturelle – Plusieurs infrastructures non réhabilitées

Les coupures de route dues aux cyclone grèvent l’économie et les activités de toute une région.

Des infrastructures endommagées par des catastrophes ne sont pas réhabilitées. Les dommages et les pertes causés par les aléas naturels coûtent cher.

Les infrastructures et services publics deviennent de plus en plus inaccessibles et vulnérables dans les zones souvent frappées par des cyclones ou des inondations. Ponts, chaussées, écoles, hôpitaux, bâtiments administratifs, démolis partiellement ou totalement après le passage d’un aléa naturel, ne sont pas réhabilités des mois, voire des années plus tard.

« Chaque année, le cyclone détruit des salles de classe, et des hôpitaux dans notre district. Certains ne sont pas, encore, rénovés que d’autres sont endommagés par un autre cyclone. Souvent, nous effectuons des petits travaux d’urgence avec nos moyens, pour pouvoir continuer à offrir les services à la population. Mais jusqu’à présent, nous avons encore plusieurs bâtiments non opérationnels », indique une source dans la région Sava, hier.
À Analanjirofo, une autre région fréquemment touchée par de telles catastrophes naturelles mais aussi, par des fortes pluies, l’état des infrastructures de santé et scolaire est similaire.

« Certes, certaines salles de classe ont été remplacées par des bâtiments scolaires préfabriqués résistant au cyclone, mais nous avons encore des écoles décoiffées non réhabilitées depuis 2017», rapporte une source de Soanierana-Ivongo.

Pertes importantes
Ce district fait face à un autre danger, avec les précipitations qui tombent sur la région, actuellement. « Après les fortes pluies de mars, la route nationale reliant Fenoarivo Atsinanana à Soanierana Ivongo a été coupée, temporairement. La chaussée s’est affaissée sur trois points. Des petits travaux ont été effectués. En ce moment où la météo n’est pas très clémente, le problème refait surface », enchaine-t-elle.

À Besalampy, les véhicules qui partent de la ville ne peuvent plus rejoindre la commune de Marovoay, car un pont a été détruit, suite aux fortes pluies apportées par le cyclone Ekestan, au mois de mars. Ce météore a engendré, également, la destruction de cent soixante dix salles de classe, dans l’Ouest de l’Île.
Ces impacts de catastrophe coûtent cher au pays. Des études ont montré que les pertes annuelles moyennes peuvent s’élever à
100 millions de dollars. À part les dommages, les catastrophes engendrent d’importantes pertes économiques. « La destruction d’une infrastructure routière peut provoquer un surcoût, à cause de la perturbation des échanges économiques », cite comme exemple le colonel Haja Andriamitantsoa, deuxième adjoint du secrétaire exécutif auprès de la Cellule de Prévoyance et de Gestion des Urgences (CPGU).

Madagascar ne dispose pas, encore, de fonds de catastrophe pour financer les travaux nécessaires au relèvement. Les dépenses d’urgence après les catastrophes sont financées par des réaffectations budgétaires, des dons et des emprunts auprès des partenaires du développement internationaux. Un fonds de contingence national a été créé en 2008, mais il n’est toujours pas opérationnel, « faute de non réallocations ».