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Diana – Un programme de décentralisation sur les rails

Le développement local reste un enjeu majeur dans la mise en œuvre de la décentralisation à Madagascar. C’est dans ce cadre que le Programme DCID a vu le jour.

Projet initié par  le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation, à travers le Fonds de développement local (FDL), le Programme de développement communal inclusif et de décentralisation (PDCID) est  cofinancé par la coopération allemande, via la banque  KFW à hauteur de 11 millions euros, sous forme de dons, et le gouvernement de Madagascar pour un montant de 0,55 million euros. Outre les 13 communes de la région Boeny, le projet interviendra dans seize communes de Diana (dix pour Ambanja et six pour Antsiranana-II), ainsi qu’au niveau d’une intercommunalité dénommée ACA ou Association des communes d’Ambilobe.
Ce programme comprend deux  composantes, à savoir  le développement des infrastructures socioéconomiques de base et le renforcement des capacités institutionnelles des acteurs locaux.
« Le FDL mettra en œuvre ce programme selon ses objectifs  qui visent à améliorer la gouvernance locale dans les collectivités territoriales, et à propulser  le processus de  décentralisation à la base », soutient Safina, président  du  conseil d’administration du FDL
Après le lancement officiel du PDCID à Mahajanga, un atelier de démarrage du projet dans la région Diana s’est tenu lundi,  à l’Hôtel de la Poste, en présence des maires des communes bénéficiaires, des personnalités  régionales et des techniciens du ministère de tutelle. Atelier qui a favorisé les échanges et des discussions sur les champs d’action du programme. Celui-ci a comme principaux objectifs d’améliorer l’accès de la population aux infrastructures et services  de base qui favorisent le développement socioéconomique local. Il vise aussi le renforcement des capacités des communes et des intercommunalités cibles.
Ce nouveau projet qui dure 55 mois pour la première phase, prévoit de construire  ou de réhabiliter environ 150km de pistes rurales  et au minimum 42 écoles avec l’acquisition d’équipements,  de matériels et d’outils pédagogiques. Il est aussi prévu d’étendre le projet sur une deuxième phase au vu de sa performance.

Planification
En outre, la construction de deux autres infrastructures intercommunales suivie de leurs renforcements de capacité en maitrise d’ouvrage communal et intercommunal, sont en perspective. « La planification et  la réalisation des infrastructures communales seront  assurées par le FDL et dépendront des critères de priorisation », explique Richard Rafidison du FDL, qui ajoute que des études techniques précéderont toutes réalisations.
Dans son intervention, le nouveau chef de la région, Eddie Jean Aimé Tongazara,   n’a pas caché sa joie pour ce choix. « Le programme vient à point nommé dans un contexte où la décentralisation est actuellement l’aspiration de la majorité de la population. Il vient appuyer les actions déjà menées pour que lutte contre la pauvreté et la gouvernance locales soient effectives à la base », réagit-il. En effet, le Programme national du  développement accorde une place de première importance à la décentralisation.
Rado Razafindrakoto, coordonnateur national de l’unité de gestion de la stratégie nationale du développement  local, qui a représenté le ministre à la cérémonie, a pris la défense du régime actuel, qualifié de fervent  défenseur de la décentralisation. « Le gouvernement se félicite de l’opportunité de ce programme qui vise  un développement  harmonieux et équilibré car la mise en place du PDCID relève de l’axe 3 du PND, croissance inclusive et ancrage territorial du développement », affirme-t-il.
Cette série d’allocutions a été suivie d’une présentation succincte du programme autour duquel les bénéficiaires discuteront pendant deux jours.

Raheriniaina

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