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Faits divers

Profanation de sépulture – Deux pasteurs de sectes écroués à Ankazobe

Une des tombes pillées par l’équipe des pasteurs.

Mardi, le parquet d’Ankazobe a placé sous mandat de dépôt deux pasteurs de sectes et leur missionnaire avec six profanateurs de sépulture. L’enquête au fond est pour bientôt.

MIS à nu. Deux pasteurs de sectes croupissent depuis mardi dans la maison centrale d’Ankazobe avec leur missionnaire et leurs six coauteurs, profanateurs de sépulcre.

Le crime qu’on leur impute comprend l’association de malfaiteurs, violation de sépulture et vol des restes mortels.

La gendarmerie d’Antolojanahary, dans le district d’Ankazobe, a été saisie des investigations. Une informatrice qui requiert l’anonymat est venue au poste pour dénoncer les agissements de ses proches. Elle ne les supporte plus. Elle voulait qu’ils arrêtent de piller des tombeaux, d’après ses propres explications. Pour prouver ses dénonciations, elle a présenté aux gendarmes une grille de protection métallique arrachée à une tombe par les mis en cause.

L’équipe judiciaire a ouvert une enquête et arrêté, d’abord les pasteurs, puis leur intermédiaire qui est le missionnaire d’église. Les premiers suspects ont reconnu leur forfait. Ils ont dévoilé leur mode opératoire. Ils se partageaient le territoire, dans la commune de Mahavelona, où se trouvent les sépultures à dévaliser. Ils ont tout raconté aux enquêteurs.

Vidé

« En général, ils volent les bijoux en argent ou en or qu’on faisait accompagner aux défunts. Ils emportent également des ossements s’ils les trouvent encore en bon état », a-t-on indiqué.

Les deux gourous seraient la tête pensante de l’affaire. Ils refusent pourtant de révéler la destination des restes mortels volés. Les auteurs principaux des actes se sont faits cueillir tour à tour.

Le casse de caveaux a connu une recrudescence ces derniers mois dans la localité. Récemment, une famille endeuillée était consternée lors d’un enterrement où elle a vu le tombeau vidé par des criminels. Depuis, la gendarmerie a travaillé d’arrache-pied pour remonter la piste et solliciter la collaboration du fokonolona.

L’enquête au fond de neuf prévenus est prévue le 25 mai prochain. La dénonciatrice sera entendue comme témoin. Pour le moment, elle est confiée à ses parents pour sa sécurité.

Des adeptes sont venus nombreux à la gendarmerie pour voir leurs pasteurs lors de leur garde-à-vue.

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