Accueil » A la une » Enseignement Supérieur – La Haute cour constitutionnelle déboute le SECES
A la une Social

Enseignement Supérieur – La Haute cour constitutionnelle déboute le SECES

Le président de la HCC Florent Rakotoarisoa s’est montré inflexible.

La tension est tendue, entre la Haute cour constitutionnelle (HCC) et les enseignants-chercheurs. Aucune solution ne se profile, par rapport à la revendication de l’autonomie universitaire.

De l’huile sur le feu. La Haute cour constitutionnelle (HCC) persiste et signe le rejet du projet de loi sur l’autonomie universitaire. « Plusieurs articles dudit projet de loi sont anticonstitutionnels. Nous ne pouvons pas, de ce fait, le valider. », proteste le président de la HCC, Florent Rakotoarisoa, hier. Il a profité de la présence de la presse à l’hôtel Novotel à Alarobia, dans le cadre du lancement de l’atelier d’information sur les dénonciations et les plaintes, pendant les élections, pour expliquer en long et en large, cette décision de la HCC.

« Ce projet de loi donne aux présidents des universités, un pouvoir exceptionnel et exclusif pour le maintien de l’ordre public dans l’enceinte pédagogique et dans les locaux de l’université. Cela viole les dispositions de l’article 65 de la constitution, qui confie ces attributions au premier ministre. », enchaine le président de la HCC. Cette institution déboute, de même, l’immunité des enseignants chercheurs. « L’impunité des enseignants est inadmissible. », martèle ce magistrat. À l’égard des enseignants-chercheurs, ils ne peuvent faire l’objet de poursuites judiciaires en raison des enseignements qu’ils dispensent, des recherches qu’ils effectuent ou qu’ils publient dans le respect de l’éthique et de la déontologie. Pour la HCC, « cela va à l’encontre de la loi fondamentale qui dit que la loi doit être la même pour tous ; qu’étant donné que l’immu­nité juridictionnelle constitue une dérogation au principe d’égalité de tous devant la loi, elle doit être prévue par une disposition constitutionnelle ».

Blasphème

Le président de la HCC fustige, également, ceux qui ont élaboré ce projet de loi, d’avoir omis d’éclairer, de préciser les termes utilisés.

La HCC déplore, enfin, le fait que cette institution soit victime de blasphème, à cause de sa décision. Et que des hauts responsables de ministère, mettent de l’huile sur le feu, en disant que le rejet de ce projet de loi est contre la constitution.

Le syndicat des enseignants-chercheurs et des chercheurs enseignants de l’enseignement supérieur (SECES) a préféré s’abstenir de toutes réactions, « à chaud », après cette déclaration de la HCC. Leurs manifestations pour la revendication de l’autonomie pédagogique, financière et administrative de l’université se poursuivent. Cela fait près de deux semaines que les enseignants et chercheurs n’ont pas rejoint leur poste.

Et que les cours soient suspendus dans les universités. Le SECES a déclaré que les universités et les centres de recherche morts seront maintenus, jusqu’à la promulgation de l’autonomie universitaire. Des étudiants ont déjà manifesté pour réclamer la reprise des cours, à Toamasina, cette semaine. Ces manifestations risquent de faire tâche d’huile.

Commenter

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter