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Éducation – Des manuels scolaires à tous les niveaux

Des  élèves  dans  leur salle de classe du nouveau lycée de Vohipeno.

Le président de la République a démarré sa journée dans le Sud-Est du pays par l’inauguration du nouveau lycée de Vohipeno. En cette occasion, il a annoncé la mise à disposition de manuels scolaires du niveau T1 jusqu’en terminale.

De la petite classe jusqu’ en terminale. C’est Andry Rajoelina, président de la République, qui a lâché l’information, hier, à Vohipeno. Dès la prochaine rentrée scolaire, tous les niveaux, allant des cours préparatoires première année (T1), jusqu’en terminale seront dotés de manuels scolaires, déclare-t-il.

Le but affirmé est d’accélérer l’objectif de rehausser le niveau de l’éducation, notamment, dans les écoles publiques. Le chef de l’État a ainsi profité de la cérémonie d’inauguration du lycée «Manara-penitra», de Vohipeno, pour annoncer la vulgarisation de l’usage des nouveaux ouvrages scolaires, dont les Rakibolana et Rakibolana illustrés, à tous les niveaux. Jusqu’ici, ce sont les écoliers, collégiens et lycéens en classes d’examen qui en ont bénéficié.

Pour l’occasion, Andry Rajoelina a réitéré la formule, «déjà qu’avec des livres il est difficile d’apprendre correctement, alors imaginez sans. C’est pour cela que nous faisons l’effort de distribuer des manuels scolaires aux élèves». Dans cette optique d’améliorer la qualité de l’éducation et réhausser le niveau, Marie Michelle Sahondrarimalala, ministre de l’Éducation nationale, a souligné que le recrutement d’enseignants «qualifiés», pour enseigner dans les collèges et lycées, notamment, est en bonne voie.

Réduire l’abandon scolaire

Le processus de recrutement d’enseignants qualifiés a démarré l’année dernière. Ce sont des universitaires spécialisés dans différentes matières comme les mathématiques, en physique et en chimie, en langues. Ils ont suivi une formation d’initiation pédagogique avant de prendre leur poste. Une partie du corps enseignant du nouveau lycée de Vohipeno est issue de ce processus de recrutement enclenché depuis l’année dernière. S’agissant du recrutement d’enseignants, la ministre Sahondrarimalala indique qu’aux dix-sept mille cinq cents recrutés en 2021, vont s’ajouter dix mille, cette année.

Concernan t le lycée «Manara-penitra», inauguré, hier, la ministre de l’Éducation nationale met en avant son importance pour geler le taux d’abandon scolaire. Elle déclare, en effet, que selon les statistiques dans la région Fitovinany environ trente-cinq mille élèves sont inscrits dans les Écoles primaires publiques (EPP), et seuls trois mille deux cents parviennent jusqu’aux lycées. «Ce nouveau lycée devrait contribuer à rehausser ce chiffre et réduire l’abandon scolaire», escompte la membre du gouvernement.

Le nouveau lycée «Manarapenitra», de Vohipeno, dispose de douze salles de classes, d’une bibliothèque et d’une salle informatique, où des ordinateurs et tablettes numériques sont mis à disposition des lycéens afin de suivre des cours dispensés par l’enseignant sur tableau interactif. Le président Rajoelina a, par ailleurs, profité de la cérémonie d’hier pour souligner la performance de son administration dans la construction de nouveaux édifices scolaires. Quatre cent quatre vingt écoles sont construites, ou en cours de construction. Ce nombre sera revu à la hausse, cette année, ajoute la ministre de l’Éducation nationale.

«Les écoles sont des symboles de développement d’une localité. L’infrastructure que nous inaugurons aujourd’hui, à Vohipeno, démontre que nous travaillons pour apporter le développement dans chaque région, chaque district et même jusque dans les communes. Nous avons beaucoup fait, mais beaucoup reste à faire, également. Il y a encore des écoliers qui n’ont pas de table-banc. Poursuivons nos efforts», déclare le président de la République.

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  • Oui mais le Malgache lambda peut-il se permettre d’introduire son fils aîné dans une école supérieure de prestige avec des frais d’inscription à 150 000 euros en Suisse ? Vous avez vu la qualité de l’enseignement supérieur à l’université d’Ankatso et l’état de délabrement des infrastructures sans parler des grèves incessantes . Un peu de moralité et de décence ne feraient pas de mal à beaucoup de dirigeants Africains surtout dans un pays aussi appauvri !