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Déconfinement – Hôteliers et restaurateurs boivent la tasse

Habituellement bondés aux heures de repas, la plupart des restaurants sont désertés.

À l’image des transporteurs, le secteur de la restauration réclame un traitement particulier au niveau des horaires d’activité en période de confinement.

VIDE. Des établissements étoilés habituellement bondés rouvrent après ces quelques semaines de confinement avec des clients qui se comptent à peine avec les doigts d’une main. Adieu les petits déjeuners en libre service dans certains de ces établissements, convives éloignés dans un restaurant amputé de la moitié de ses tables et services à cause des normes de distanciation. Autant de contraintes qui s’imposent à ces hôteliers restaurateurs qui arrivent tant bien que mal à subsister depuis deux mois. Touchés de plein fouet par la pandémie, les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration peinent à relever la tête. Privé de clients depuis le début du confinement, le milieu va devoir adopter de nouvelles normes sanitaires qui vont le pousser à se réinventer sans parler des contraintes horaires et surtout financières imposées par les mesures de confinement.

« Les horaires imposées ne nous permettent pas de faire tourner notre affaire. Les clients sortent de leur travail à 13h00, mettent au moins trente minutes de trajet pour rejoindre le restaurant, attendent quinze à vingt minutes avant d’être servis, doivent manger au moins trente minutes, et encore sans forcément prendre du plaisir. Tout cela les amène à chercher d’autres alternatives», déplore un restaurateur de la capitale. Ce dernier rajoute que « nous payons des charges comme tous ceux qui travaillent à leur propre compte nous n’arrivons pas à joindre les deux bouts. D’autres mesures s’imposent quant aux horaires adoptés par les autorités concernant ce domaine ».

S’adapter

Pour ces restaurateurs, la situation est critique. Après des semaines de fermeture durant lesquelles les dettes se sont accumulées, les activités redémarrent avec presque la moitié des performances. « En temps normal, nous avons une quarantaine de places assises. S’il n’y en a plus que vingt et avec une clientèle composée d’habitués dont la majorité est partie en télétravail, comment réembaucher une dizaine de salariés avec un quart de chiffre d’affaires ? », s’interroge Tsarahoela Rakotondrasoa propriétaire de Pinou terre mer, un restaurant fréquenté d’Antanimena.

Certains de ces professionnels ont dû s’adapter avec les moyens du bord pour faire tourner leurs activités. « Nous avons récemment ouvert. En tant que micro entrepreneur qui vient juste de démarrer, le confinement aura été un choc pour nous. Nous avons dû mettre en place un système de livraison qui n’était pas forcément prévu dans notre budget d’investissement au démarrage de l’activité », expliquent les responsables de La Kanette RG, établissement spécialisé dans la grillade. Pour aller plus loin dans les mesures pour sauver le secteur, Johan Pless, président des hôteliers et restaurateurs de Madagascar, parle d’« un manque à gagner de 100% ». Selon ses dires, les opérateurs ont demandé au ministre du Transport, qu’il intercède en leur faveur auprès de son homologue de l’Économie et des finances en ces jours sombres pour leurs activités. Ceci pour une suspension du prélèvement des impôts.

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