Santé

Virus en vrac

Inepties. Stigmatiser ceux et celles ayant côtoyé les contaminés du coronavirus, comme les personnels soignants, est une idiotie française, copiée ici. Des infirmières ont été priées de quitter l’immeuble par des voisins indélicats. Elles ne peuvent même plus garer leurs voitures dans les parkings communs. D’autres rentrent chez elles, escortées, sous la menace de mort. Et voilà que des Malgaches font de même avec des employés des hôtels où ont été mis en quarantaine des passagers des derniers vols avant la fermeture définitive des frontières aériennes. Une lamentable mentalité pire que le virus lui-même. Le coronavirus peut frapper tout le monde. Même des célébrités d’Hollywood et des têtes couronnées ont été testées positives. Sans avoir honte.

Désemparés. La prolongation de l’état d’urgence sanitaire sonne le glas des festivités pour le lundi de Pâques. Ce qui constitue un véritable « coût dur » pour les producteurs de spectacle en plein air, ainsi que pour les stars du showbiz local. En l’occurrence celle du rythme tropical qui, le temps d’une belle journée ensoleillée avec les piqueniqueurs, réalisent un colossal chiffre d’affaires. Restaurateurs, gargotiers, tenanciers des bars vont aussi accuser des déficits financiers non-négligeables. Mais la santé publique prime sur toutes les autres considérations. Alors…

Sérénité. Et si le couvre-feu était instauré pour les mois à venir ? Car depuis l’interdiction de sortie pour les noctambules de vingt à cinq heures, le nombre des cambriolages, des vols à main armées, des agressions physiques en pleine rue ont diminué. Mais cette mesure provoque des préjudices pour les boîtes de nuit, les prostituées, déjà indemnisées, et des autres sites nocturnes. Des sacrifices sont encore à consentir avant, peut-être, la délivrance du confinement.